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[Revue de presse] Samedi 26 septembre

Tous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'article sur votre club. Les articles du jour :

-[La Meuse Luxembourg]: Julien Carette a interrogé Sébastien Grandjean à propos du match qui a laissé bien des cicatrices en Gaume

-[L'Avenir Luxembourg] :Michel Leflochmoan s’est confié à Daniel Jonette : « Je ne sens pas mon groupe résigné pour l’heure »

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“ Je referais pareil ”

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Sébastien Grandjean revient sur Woluwe-Zaventem, un nom synonyme de relégation

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Ce dimanche, l’Excelsior Virton se déplace à Woluwe-Zaventem. Là même où les Gaumais se sont inclinés 3-1 après prolongations le 17 mai 2009 lors du tour final D2-D3. Une défaite synonyme de relégation en troisième nationale pour les Gaumais après huit saisons en Exqi League… Un match qui a hanté de nombreuses nuits de Sébastien Grandjean. L’ancien entraîneur de l’Excel revient sur cette rencontre “où l’impossible s’est produit ” et évoque aussi son avenir personnel.

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Sébastien, cette défaite àWoluwe-Zaventem, c’est le moment le plus dur de votre carrière d’entraîneur?

Oui, sans aucun doute. Ce soir là, c’est l’impossible qui s’est produit. On avait gagné 2-1 à l’aller, on menait 0-1 à 11 contre 10 puis 9 au retour face à une équipe plus faible que nous… Comme je l’ai déjà dit, j’en ai pleuré. Pas comme un gamin à qui on casse son jouet mais parce que d’un coup, j’ai réalisé et j’ai été submergé par une vague de tristesse.

Vous n’avez jamais imaginé avant que Virton pouvait descendre?

Non. Cela ne m’a jamais effleuré même si j’avais déclaré au début du deuxième tour que notre objectif était désormais le maintien. En aucun cas, je n’ai imaginé qu’on arriverait à une telle extrémité. Je suis quelqu’un d’optimiste, c’est peutêtre une erreur… Tout cela reste un beau gâchis. Surtout quand je vois comment on a joué face à certaines grosses équipes comme le Lierse (NDLR: deux nuls) ou St-Trond (NDLR: un succès et un partage). Pour le match de ce week-end, je dois dire que si les joueurs qui ont vécu cette déception, cet affront, de mai dernier sur ce même terrain ne sont pas motivés à 110 %, c’est à ne plus rien comprendre! Surtout compte tenu de la situation actuelle et du 0 sur 18 au classement.

Cette rencontre vous a hanté longtemps?

Oui, j’ai pris un énorme coup sur la cafetière. Quand on s’investit comme je le faisais à Virton, on prend une telle situation comme un échec personnel. C’est très difficile. Pendant quelques jours, on n’en dort pas et l’espace de plusieurs semaines, on se réveille toujours avec le même sujet en tête. J’étais complètement vidé. Le temps m’a permis de récupérer et de relativiser. On se dit alors que d’autres entraîneurs sont déjà passés par là ou ont connu bien pire. Voir Virton en D3 n’est pas si dramatique que cela vu que je pense ne pas avoir laissé que des ruines derrière moi. Sur ce point-là, je dois d’ailleurs dire que j’ai un peu de mal avec le discours que j’entends depuis le début de la préparation. Même si c’est une manière de se protéger contre d’éventuels échecs. Les jeunes qu’on a formés avec mon staff ont accumulé des minutes en D2 dans des matches difficiles et ils ont montré qu’il peuvent jouer en D3. À côté de Lespagnard et Dupuis, selon moi, Hurbain, Schoumaker, Vitali, Grévisse voire Maillen ont le niveau pour évoluer à cet étage. Avec la descente, je pensais qu’on allait leur donner du temps de jeu pour qu’ils puissent le prouver. Et quand je dis cela, ce n’est absolument pas pour critiquer mon successeur, Michel Le Flochmoan. Il fallait remplacer les Koita, Bendaha, Lépicier… et ce n’est pas une mince affaire! Mais cela me fait mal quand j’entends parler d’équipe en ruine, c’est comme si on nous reprochait d’avoir mal formé ces garçons. Ces jeunes avec les quelques anciens, c’est une belle ossature.

Vous avez tiré des enseignements de tout cela?

Oui, j’ai retenu des leçons. Je suis très lucide par rapport à une saison qui a été très riche dans ce domaine. Et quand tu ne replonges pas directement dans l’ambiance d’un autre club, tu as le temps d’y réfléchir. Cependant, je n’hésite pas à dire aujourd’hui que si une situation similaire à la saison dernière se représentait, je referais exactement la même chose… à une exception près. Je serais moins gentil avec certains. Tactiquement, j’ai la prétention de dire que je n’ai fait aucune erreur.

Vous n’avez  pas de regrets vis-à-vis de la conférence de presse qui a suivi votre relégation?

Non, aucun. C’était la dernière opportunité que j’avais de pouvoir expliquer à tout le monde ce qui s’était passé. J’ai peut-être blessé certaines personnes mais j’ai dit la vérité. Les gens avaient le droit de savoir (NDLR: Sébastien Grandjean avait déclaré qu’il avait sa part de responsabilité dans l’échec mais que certains cadres n’avaient pas répondu comme il le fallait, prenant comme cible principale Steve Gustin. Il avait expliqué que certains joueurs s’étaient présentés à l’entraînement en état d’ébriété ou après avoir fait la fête (toute la nuit). Il avait aussi fustigé des intérêts externes au club qui  avaient pourri l’ambiance à l’intérieur de celui-ci).

Vous aviez déclaré à l’époque que cela vous ferait du bien de faire une petite pause au niveau foot et de passer plus de temps avec votre famille.Aujourd’hui,le terrain ne commence pas à vous manquer?

Je travaille toujours comme kiné au Grand-Duché mais il suffit que je vous donne mon programme de ces derniers jours pour que vous vous rendiez compte que la réponse est oui. J’assiste à un ou deux matches chaque week-end, plus ceux que je vois à la télé. J’étais à Charleroi – Cercle de Bruges, Standard- Arsenal,Lens- Lille et à un quatrième match ces derniers jours. Les trois premiers pour mon plaisir personnel…

Le quatrième était en rapport avec un poste d’entraîneur qui est libre ou pourrait se libérer?

Je ne dirai rien si ce n’est que le coaching me manque et que j’ai envie d’être dans un staff. Cela peut se faire demain, la semaine prochaine, dans deux mois, …

Vous avez la licence pro qui vous permet de coacher au plus haut niveau mais en même temps vous ne possédez pas une grande expérience en tant qu’entraîneur. Votre prochain club sera plutôt en P1 ou en D1-D2?

J’ai toujours dit que je ne renierais jamais d’où je viens, c’est-àdire de la provinciale. Mais j’ai peur qu’il existe un décalage entre mes attentes et ce que peut me proposer un club de première provinciale. Ce n’est absolument pas un problème d’ego mais ce que je recherche, c’est le niveau le plus pro possible. J’ai envie d’être dans ce milieu, de m’y épanouir. Adjoint dans un club de D1 ou entraîneurprincipalenD2,voilà, à mon sens, les deux postes où j’ai le plus de chances d’aboutir à l’heure actuelle.

Pour l’instant, vous travaillez donc votre relationnel en allant assister à tous ces matches de haut niveau…

J’ai beaucoup d’amis en D1. Ils me portent du respect et le prouvent. Ce ne sont pas des “ on-dit ”. J’ai aussi commencé à suivre des cours de néerlandais…

Vous devez être fier de voir un garçon comme Moussa Koita se faire sa place en D1. Si vous n’aviez pas cru en lui, il ne serait jamais à Genk aujourd’hui…

Cela me fait plaisir. Surtout que je suis à la base de son transfert dans le Limbourg. Je savais que HeinVanhaezebroucks’intéressait à lui et qu’il aurait un rôle à jouer dans son système. Lors d’un stage pour la licence pro à Schalke, j’en ai donc parlé avec Hein. C’était le meilleur moment pour Moussa de quitter Virton. J’ai encore des contacts avec lui. D’ailleurs, j’ai été le voir en Coupe d’Europe contre Lille.Pour devenir incontournable dans le Limbourg, il a encore des choses à apprendre physiquement et doit encore gagner en explosivité. Il en est capable. Pendant les trois saisons que j’ai passées à Virton, Belhocine (Courtrai), Bartholome (Courtrai) et Lépicier (Mons) sont aussi partis pour un niveau supérieur. Je dois être le seul à avoir ramené 260.000E à Virton (NDLR: 180.000E pour Koita, 40.000E pour Lépicier et Bartholome. Belhocine est, lui, parti gratuitement). Tout le monde ne vend pas pour autant en D2.

Depuis votre départ de Virton, vous avez déjà remis les pieds au Faubourg pour voir un match?

Non. Je n’en ai pas eu le temps…

C’est à 30 km de chez vous…

(Silence). C’est vrai que si j’en avais l’envie, je trouverais l’occasion… Mais si j’y vais quand cela va mal, ça risque de faire du bruit. Or, l’équipe n’en a pas besoin en ce moment. Je suis triste de voir ce club avec 0 point. J’aimerais qu’il réussisse de belles choses, qu’il batte Courtrai en Coupe… Je garde de bonnes relations avec la plupart des dirigeants dont je dois souligner l’extrême correction.

On vous reverra un jour sur le banc virtonais?

Tout est possible dans le foot!

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Julien Carette

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Après le crash, le décollage ?

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Cruel souvenir ! C’est sur la pelouse de Zaventem qu’a été entérinée, le 17 mai dernier, la relégation de l’Excelsior Virton. Malgré une nette supériorité numérique en prolongations (11 contre 9). Depuis lors, les Vert et Blanc courent en vain derrière un nouveau succès en championnat.

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Daniel JONETTE

Des joueurs virtonais alignés ce jour-là, il en reste cinq (Leyder, Blaise, Gustin, Lespagnard, Schoumaker) dans le noyau actuel. Le noyau de Woluwe-Zaventem a subi moins de changements, mais l’ailier Janssens, le grand Etumba, auteur chacun d’un but ce jour-là, Vollon et l’excellent défenseur central Van Ongeval sont toutefois partis. « Je pense que l’équipe est un peu moins forte que la saison passée, commente le secrétaire Jaak Verheyen, mais il faut aussi que la sauce prenne totalement avec les nouveaux. » Le genre de soucis auxquels Michel Le Flochmoan est confronté lui aussi. À un degré plus élevé. Ce qui est paradoxal en tout cas, c’est que le 0 sur 18 initial de l’équipe virtonaise n’altère nullement la crainte qu’elle suscite auprès de ses adversaires. C’est sans doute à son statut de descendant de D2 qu’elle le doit. « Virton vaut mieux que son classement, lance l’entraîneur Tom De Cock dans un refrain désormais connu. Un jour ou l’autre, ce club va décoller. On craint que ce soit contre nous. » À quelques hectomètres de l’aéroport de Zaventem, là où les Gaumais se sont crashés il y a quatre mois : pour le symbole, on pourrait trouver difficilement mieux.

« Steve Gustin m’a parlé de ce match en semaine et d’un terrain qui n’est guère propice au beau jeu, confie Michel Le Flochmoan, mais il faut faire abstraction de tout ça. c’est du passé. »

Accident et élément déclencheur

Le présent est toutefois du même acabit, avec sa succession de frustrations. « Même si on n’est pas au top, quand je revois les images des matches, ces occasions, il y a de quoi enrager, enchaîne le Sedanais. Pour l’heure, il nous faut trop d’occasions pour marquer. Mais je reste persuadé que le jour où ça va rentrer, on prendra notre envol. » Jusqu’ici, effectivement, Virton n’a véritablement été dominé que face à Dessel, en seconde période, et à Tongres. « Tongres fut à la fois un accident et un élément déclencheur de notre mauvaise série, pense Le Flochmoan. Il faut en effacer les séquelles. C’est un travail au quotidien. Il faut être constamment derrière certains pour les relancer. Avec d’autres, c’est moins utile. Dimanche matin, j’ai parlé au groupe, j’ai fait mon analyse, mais il n’y a pas que la défaite devant l’Union à digérer. L’avenir nous dira si je me trompe, mais je ne sens pas mon groupe résigné pour l’heure. »

L'Avenir Luxembourg

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