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[Revue de presse] Mercredi 30 septembre

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-[La Meuse Luxembourg]: Une interview de l’ancien stopper de Virton Jean-Marie Bruninx : « Je n’ai jamais connu de supporters meilleurs qu’à Virton ».


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Jean-Marie Bruninx a été durant plusieurs années un stopper intransigeant à Virton

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“L’Excelsior va rebondir”

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Durant sept saisons, Jean-Marie Bruninx a défendu les couleurs de l’Excelsior. Il y a connu des moments très forts.

Quand et comment aviez-vous débarqué à Virton?

Oulala, ça date (rires). J’avais 27 ans quand je suis arrivé en Gaume, cela fait donc 20 années. En fait, je jouais avant à Prayon et apparemment, j’avais fait forte impression aux dirigeants de Virton, actif en Promotion à l’époque. Entre-temps, je m’étais malheureusement cassé la jambe pour la 2e fois. Cela n’a pas gêné le club qui m’a fait signer alors que j’avais encore ma jambe dans le plâtre. Comme quoi, la confiance régnait encore à l’époque.

Malgré tout, votre 1ère saison n’avait pas été une franche réussite…

Loin de là, en effet. J’ai mis du temps à revenir suite à ma fracture puis le club est descendu de Promotion en P1.

La suite fut par contre plus heureuse!

Oui, dès la saison suivante nous avons été champions après un tête-à-tête durant tout le championnat avec Bastogne.

Qui sont les entraîneurs que vous avez connus?

Il y a eu Rachid Belhout, Philippe Guérard puis aussi Michel Le Flochmoan,… Je profite aussi de l’occasion pour encore dire merci à José Allard, le président de l’époque. J’avais avec lui une relation très amicale.

Et vos équipiers les plus “marquants?

Il y en a eu plein. Eymael, Elabar, André, Kivunghe, Lespagnard, Viance, Vausort… J’ai en tout cas passé de très belles saisons à Virton. C’est d’ailleurs pourquoi j’y suis resté 7 ans. C’est le club où j’ai évolué le plus longtemps. Pourtant, je devais faire 380km aller-retour entre Tongres et le stade. En préparation, c’était 3/4 fois par semaine. En saison, c’était 2 fois, plus le match. Mais ça ne me dérangeait pas du tout.

Votre meilleur souvenir en Gaume?

La montée en D3 qu’on avait gagné après un dernier match au sommet au Lorrain Arlon. Ca avait été la toute grande fête! Je me rappelle aussi d’un match contre Eupen devant 3000 supporters, avec feu d’artifice et tout ça! C’était vraiment la grande ambiance.

Un mot sur le public virtonais?

Je n’ai jamais connu de supporters meilleurs qu’à Virton. Ils étaient vraiment ce qu’on peut appeler le 12ehomme. Ils étaient derrière nous tout le temps et ils nous portaient. J’en tremble encore. Maintenant, ils sont un peu moins en voix mais je crois que dès que l’équipe aura engrangé un ou deux succès, ça reviendra.

Vous suivez encore les résultatsdel’Excel?

Oui, j’essaie. Leur début de saison est dommage, ça me fait mal, mais je suis certain qu’ils vont rebondir. Au niveau des joueurs, je ne connais plus que Steve Gustin. Sinon, Josy Ansay (NDLR: responsable presse) me donne encore de temps en temps des nouvelles.

Fabrice Georges

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Il entraîne aujourd’hui Heers en P4

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Il n’a pas réussi au Standard

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Lors de la saison 1979-80, Jean-MarieBruninx a été repris plusieurs fois dans le noyau du Standard de Liège. “ J’ai connu Robert Waseige et Hernst Happel. Le noyau était composé par des gars comme Gerets, Renquin, Preud’homme, Sigurvinsson, Edstroem, Tahamata, Plessers… Vous comprenez que c’était donc très difficile de percer (sourire). ”Ensuite, direction Hoeselt (D3) avant de rebondir en D1 à Winterslag. Puis, il joua pour Bielsen, Prayon, Virton ou encore Verviers. Il termina joueur-entraîneur dans le Limbourg à 38 ans. Aujourd’hui, il entraîne Heers (P4 Limbourg). “On a terminé en tête l’an passé mais un autre club qui avait le même nombre de points et… un succès en plus est monté. Cette année, on espère finir 1er. Je m’y plais et c’est compatible avec mon travail. ”

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Bastogne: une expérience négative pour Jean-Marie Bruninx

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“Pourquoi n’allaient-ils pas jouer dans un club de café? ”

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En 2005, Jean-Marie Bruninx a été un moment entraîneur à Bastogne en compagnie de Corry Meers. Il n’en garde pas un bon souvenir. “Une expérience négative même si avec le président Benoît Dominique, ce fut plutôt positif. Il se dévoue à200 % pour son club. De mon côté, le message n’est pas passé auprès des joueurs. Plusieurs sortaient les jours avant les matches et n’acceptaient pas la discipline… ” On n’est pourtant qu’en P1! “Oui mais quand un président et les bénévoles se donnent à fond, je n’accepte pas que les joueurs ne le fassent pas aussi. Si, Raphaël Viance, qui avait un passé, le faisait. La plupart des autres préféraient la guindaille. Pourquoi n’allaient-ils alors pas jouer en P3 ou dans un club de café?

Le duo limbourgeois avait même un moment interdit le sacro-saint casier dans le vestiaire au terme du match. Ce qui avait fait jaser au Léo. Explications. “Boire un verre de bière quand tu perds, désolé mais chez moi ça ne passe pas… Par contre, quand on gagne, il n’y a a u c u n p r o b l è m e . ” Aujourd’hui, celui qui avait été remplacé par Michel Renquin au cours du championnat 2005-06 avoue encore avoir de temps en temps des contacts téléphoniques avec Benoît Dominique.

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