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[Revue de presse] Mardi 26 janvier

Posté le 26/01/2010 par Etienne Joannes dans Presse Commenter Allez aux commentaires

revuedepressTous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'articles sur votre club. Les articles du jour :

-[La Meuse Luxembourg]: Stéphane Marchesani interviewe Jonathan Coquelle

-[L'Avenir du Luxembourg] : Interview de Kevin Jacmot


Le match référence

Virton – Hasselt (3-0): Jonathan Coquelle, auteur du deuxième but, devient un incontournable dans le “11 ” de l’Excelsior

Dernier transfert virtonais, le jeune Parisien s’est très vite adapté au style de jeu virtonais. Pas très impressionnant physiquement, ce joueur abat un boulot incroyable sur le terrain. Samedi, c’est lui qui a fait exulter le Faubourg en signant le 2-0.

>Jonathan, vous avez décroché un succès nécessaire face au deuxième de classe?

Après le couac à l’US Centre, on ne donnait pas cher de notre peau face à Hasselt mais nous savions que nous allions sortir un grand match. On avait tellement travaillé la semaine pour y parvenir.

>En plus, 3-0, c’est un succès significatif?

C’est vrai qu’auparavant, les victoires étaient assez étriquées. On avait du mal à tuer le match et à se mettre à l’abri. Samedi, on a retrouvé notre efficacité et cela a fait beaucoup de bien à nos attaquants. Quand on voit cette partie, on a de quoi nourrir des regrets par rapport à certaines prestations. Je pense que c’est notre match référence qui va nous servir pour les 13 rencontres à venir.

>Et c’est encore un succès à domicile…

Tout à fait. J’ai vu nos statistiques au Faubourg, c’est assez impressionnant. Le maintien passe par là, il faut que nos adversaires sachent que même un point sera difficile à venir chercher au Faubourg.

>Le discours du manager Michel Renquin a été bien reçu?

Le match dans le Hainaut nous est resté en travers de la gorge. Après cela, Monsieur Renquin a mis l’accent sur le fait qu’il y fallait 15 guerriers pour jouer contre Hasselt. Tout le groupe était conscient que nous n’avions pas le droit à l’erreur, au risque de ne plus entrer dans les plans du manager. Maintenant, il faudra confirmer cela à l’Union dimanche dans une rencontre à six points où on n’aura pas le droit de passer au travers.

>On vous sent très bien dans ce groupe virtonais?

Je me suis toujours bien intégré partout, ce n’est pas différent ici. Tout le monde m’a accueilli à bras ouverts que ce soit les joueurs ou les supporters. Après, ça se voit sur le terrain car nous parlons tous le même langage, celui du football. Je pense qu’il m’a fallu deux rencontres pour m’acclimater à la D3 et depuis ce moment, j’évolue à un bon niveau.

>Vous êtes en fin de contrat en juin, serez-vous toujours virtonais l’an prochain?

Je ne pense pas encore à ça. J’ai rejoint le club pour l’aider à se maintenir en D3, c’est ma seule priorité. Je suis concentré à 200%sur cette tâche, l’intérêt du club passe avant le mien. Je n’ai pas de plan de carrière en tête, mais je suis quelqu’un de très stable. Je suis d’ailleurs resté dix ans au PSG et cinq à Sedan… «

Le Faubourg refait-il peur?

On est dur à bouger chez nous

INTRAITABLE À DOMICILE DEPUIS OCTOBRE

3/10 Succès contre Visé

17/10 Succès contre Mol-Wezel

24/10 Nul contre Bleid*

28/10 Nul contre Courtrai**

07/11 Succès contre Péruwelz

14/11 Nul contre Veldwezelt

28/11 Succès contre Diegem

03/01 Succès contre Tongres

23/01 Succès contre Hasselt

Soit 9 matches sans défaite

dont 6 victoires en championnat

* en déplacement à Bleid mais joué au Faubourg

** 0-0 après 90 minutes en Coupe

Depuis le redressement de l’équipe après le 0sur 21initial, un constat saute aux yeux des statisticiens: Virton ne perd plus chez lui! Celafait9matchestoutescompétitions confondues que l’Excel n’a plus connu la défaite en 90 minutes sur la pelouse du Stade Yvan Georges.

UN SEUL BUT ENCAISSÉ

Le Faubourg est-il redevenu une forteresse imprenable comme au temps de la splendeur virtonaise? Je ne sais pas si on refait peur chez nous mais on a retrouvé nos repères , précise Steve Gustin. L’équipe est bien en place. Non seulement on ne perd plus, mais on ne prend presque plus de buts chez nous (NDLR: un seul sur ces neuf rencontres!). On est dur à bouger chez nous et je pense que ce 19 sur 21 pousse nos adversaires à se poser des questions avant de venir chez nous. Mais ces stats impressionnantes ne font pas tourner les têtes. Il ne faut pas se focaliser sur ce paramètre, sans quoi on risque de s’en mordre les doigts. Il est certain que le maintien passera par des grandes prestations chez nous. Maintenant, ce serait bien de confirmer à l’extérieur. Dimanche à l’Union dans un match à six points par exemple. «

STÉPHANE MARCHESANI

La réaction d’orgueil de Jacmot

Kevin Jacmot est apparu transfiguré samedi, sur le flanc gauche virtonais. Le médian français tenait à démontrer sa valeur.

Interview : Daniel JONETTE

Kevin Jacmot, vous avez le sentiment d’avoir livré votre meilleur match en vert et blanc samedi ?

Un des meilleurs en tout cas. J’ai aussi livré de bons matches lors des premières journées de la campagne passée. Et je me sentais bien au début de celle-ci. Samedi, ça s’est bien passé alors que j’ai ressenti une vive douleur au dos en début de rencontre. Un mauvais mouvement sans doute. Ça m’a gêné dans mes courses durant 90 minutes ; j’ai dû mordre sur ma chique.

Vous estimez être désormais à 100 % de vos possibilités ?

Disons que je monte en puissance. Après six semaines sans jouer, je suis revenu dans l’équipe puis il y a eu la trêve et j’ai souffert des adducteurs sur les surfaces gelées.

Michel Renquin juge que vous manquez encore un peu de fluidité dans certains mouvements.

Il a raison. Je dois à présent enchaîner les matches.

En évitant les blessures qui ne vous ont pas épargné depuis votre arrivée en Gaume.

Une grosse surtout, au niveau du talon la saison passée, qui m’a tenu éloigné des terrains durant quatre mois. On ne l’a pas décelée tout de suite. Si ça avait été le cas, si j’avais arrêté plus tôt, je me serais rétabli plus rapidement. Sébastien Grandjean a voulu que je continue.

Et vous lui en voulez ?

Pas du tout. On ne savait pas de quoi il s’agissait et il comptait sur moi d’autant qu’il y avait des blessés dans le groupe.

Cette saison, après un passage en équipe B et sur le banc, on a l’impression que le déclic, pour vous, s’est opéré à Dessel en décembre ?

C’est revenu progressivement. Je me sentais bien en début de saison, mais c’est difficile quand l’équipe ne tourne pas. Michel Le Flochmoan m’a mis à l’écart, sans explication, puis j’ai eu une entrevue avec lui. Il m’a à nouveau fait confiance par la suite.

On se trompe ou vous marchez fort à la confiance ?

Quand on a celle du coach, c’est déjà important.

Mais quand ça ne marche pas, on a l’impression que vous intériorisez beaucoup, au risque de ne pas refaire surface.

Non, j’ai toujours intériorisé. Je ne suis pas du genre à me plaindre publiquement. Quand vous passez par un centre de formation comme celui de Lyon, vous êtes livré à vous-même. Si vous voulez réussir, inutile de se plaindre.

Quand le club a évoqué sa volonté de dégraisser le noyau, votre nom a été cité. Ça a été difficile à vivre ?

Disons que la façon dont ça s’est fait n’était pas très plaisante. Un texto pour nous en avertir au début de la trêve. On a eu une entrevue ensuite, j’ai précisé que je ne souhaitais pas partir. Je n’avais de toute façon pas de proposition.

Un match comme celui de samedi, c’est aussi une façon de montrer qu’on peut compter sur vous ?

Oui, une réaction d’orgueil.

D’aucuns en déduiront que vous auriez alors pu jouer comme ça au premier tour ?

Mais quand l’équipe ne tourne pas, ce n’est pas aussi simple.

Vous appréciez le 4-4-2 choisi par Michel Renquin ?

C’est dans ce système-là que j’ai été formé. Deux avants, ça me donne plus de solutions. Auparavant, l’avant de pointe se trouvait souvent esseulé.

Vous avez raté deux lobs devant le gardien. Vous allez travailler votre finition cette semaine ?

(rires) C’est clair que c’est un aspect de mon jeu que je dois travailler. Mais l’important, c’est de gagner, qui plus est en se procurant beaucoup d’occasions. Il nous reste à demeurer réguliers.

Vous serez en fin de contrat en juin. Que ferez-vous ensuite ?

Je n’en sais rien. Le club doit d’abord décider s’il veut me prolonger ou pas. Ça peut dépendre de mon deuxième tour.

Du talent, mais peu de solutions

La prestation contre Hasselt n’a fait que confirmer de manière éclatante les progrès constatés contre Dessel et Tongres. Des derniers matches, on peut retenir quelques enseignements. Outre celui qui veut que l’Excelsior a bien raison de faire confiance à ses jeunes.

La solidité défensive Virton a sans doute aligné samedi ce qu’il possède de mieux dans ce secteur si l’on excepte un Carmignani qui, en forme, peut revendiquer une place de titulaire. C’est peut-être même sans équivalent dans la série. Leyder, Blaise, Gustin, Dupuis représentent à eux quatre près de 700 matches en D2. Schmisser s’inscrit dans la lignée des Bartholome et Lépicier et Grévisse affiche de mieux en mieux sa solidité. Si Renquin a misé sur un jeu offensif, c’est notamment parce qu’il peut s’appuyer sur une arrière-garde aussi sûre.

Indispensable Durak Au même titre que Coquelle (1er but et 1er assist pour l’Excel), Durak fait désormais figure de rouage indispensable pour une équipe dont il améliore le jeu par sa disponibilité et son sens du démarquage. Les Vert et Blanc prient dès lors pour qu’il ne lui arrive pas un pépin car les solutions de rechange ne sont pas légion. Schoumaker, pas trop à l’aise comme médian droit, peut y évoluer, mais dans un autre registre, moins influent sans doute sur le rendement collectif.

Meunier, un plus Meunier n’a pas tardé à convaincre les observateurs. C’est de la graine de grand attaquant, capable de déstabiliser une défense par un coup d’éclat. Mais forcément, après quatre mois sans compétition, on doit s’attendre à ce qu’il connaisse un creux. On comprend dès lors que les recruteurs virtonais aimeraient disposer d’une solution supplémentaire en attaque. À moins qu’un jeune comme Emond surprenne par une intégration plus rapide que prévu.

Kevin Lefranc n’est pas parti

Kevin Lefranc n’a finalement pas rejoint Dubaï où il devait passer des tests dans un club de D2. Il a averti le président Herbigniaux par sms hier matin, précisant qu’après réflexion, il avait choisi de rester à Virton.

Voilà qui ne fait pas les affaires du club, lequel espérait le départ du Français avant d’éventuellement enrôler un attaquant.

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