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[Revue de presse] Mardi 2 février

revuedepressTous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'articles sur votre club. Les articles du jour :

-[La Meuse Luxembourg] : Entretien avec David Thibaud , nouvel attaquant de l’Excelsior.

-[L'Avenir du Luxembourg]: Interview de Mustapha Durak et un focus sur Thomas Meunier

Entretien : David Thibaud

Briller en Gaume et puis signer en D1

À 26 ans, David Thibaud, un Français d’origine kabyle, vient renforcer le secteur offensif virtonais. Formé à Bordeaux, il a déjà pas mal bourlingué et débarque à Virton pour se relancer.

Vous avez eu la chance de côtoyer des valeurs sûres du football actuel lors de votre passage à Bordeaux…

Oui, nous étions une bonne génération et on a même décroché un titre de champion de France. J’ai évolué aux côtés de Marc-Antoine Gbarssin qui est passé par Virton mais aussi et surtout Rio Mavuba et Marouane Chamakh. Ce dernier est d’ailleurs resté un bon ami.

Malheureusement, vous n’avez pas percé et vous vous êtes exilé?

J’ai rejoint Salonique (D1 en Grèce). Mais je ne jouais jamais et j’ai pris très vite la direction de la D2 à Doxa Drama. Le coach là-bas était Panagiotis Tsalouhidis, un ancien international grec de renom qui a participé à la Coupe du Monde en 94 où il a notamment affronté Maradona. Il m’a donné ma chance mais l’extrasportif est venu ternir mon aventure dans ce club. Les salaires n’étaient plus payés et je suis assez vite reparti. Je me suis donc retrouvé en janvier 2006 sans club.

C’est là que Liège est venu?

Oui, même si le niveau (NDLR: la Promotion) n’était pas élevé, j’ai signé là-bas. J’ai découvert le football belge qui est fait de beaucoup plus d’engagement qu’en France. C’est plus rigoureux. Malheureusement, j’ai eu des petits soucis de famille et je suis retourné en France. J’ai alors connu un peu plus de stabilité puisque je suis resté deux ans à Gap en CFA. La première saison s’est très bien passée, nous avions fini 2e derrière Cassis. En 17 ou 18 matches, j’ai planté 13 goals. La suite a été plus mitigée, on a changé de coach et je n’ai pas eu le même rendement à cause de petites blessures. En juillet, j’ai rejoint le club de Saint-Jacques de Compostelle en Segunda Divsion B (NDLR: la D3 espagnole). J’ai fait la préparation physique, j’avais un contrat pro d’une année. Mais en août, on a appris que mon contrat n’avait pas été homologué. J’ai trouvé un arrangement financier avec le club mais je me retrouvais sur le carreau.

C’est à ce moment que vous avez été en contact avec Virton?

Pas immédiatement. J’ai eu en septembre une proposition de Visé mais j’ai décidé de décliner l’offre. Un manager français qui connaît Hervé Pierret lui a parlé de moi. J’ai eu un contact avec le club et on m’a exposé un projet sérieux et tentant. J’ai alors envoyé mon CV et des vidéos de moi à l’Excelsior. Après avoir tout examiné, Virton m’a proposé de venir en test. Au même moment, Ostende qui venait de vendre un avant à Lokeren est entré dans la danse mais je n’étais pas certain que le test que les Côtiers me proposaient déboucherait sur quelque chose de sérieux. Je suis donc allé en Gaume, j’ai fait un entraînement et un amical, ce qui nous a permis de finaliser l’accord.

Quel est votre contrat avec Virton?

Je suis ici jusqu’en fin de saison. Après on verra ce que cela donnera.

Vous avez fait une croix sur une carrière pro?

Non, j’ai 26 ans, ce n’est pas encore trop tard. En plus, un avant qui brille même en D3 a plus de chances de monter de niveau car c’est un poste recherché. De mon côté, je trouve que Virton est le parfait tremplin pour me faire gravir les échelons. Dans mon optique, je viens ici quatre mois pour signer ensuite en Division 1.

C’est un peu ambitieux, non?

Pourquoi pas? Si je brille ici, je suis sûr que je pourrai aller plus haut. C’est pour ça que j’ai accepté l’offre de Virton. Une carrière est faite aussi avec de la chance, il faut être au bon endroit au bon moment. Et avec les bonnes personnes qui peuvent vous aider à atteindre votre but. «

L’AVIS DE RAPHAËL QUARANTA (FC LIÈGE)

Technique et volontaire

Passé en janvier 2006 par le FC Liège, David Thibaud a été coaché par Raphaël Quaranta qui garde un vague souvenir de l’avant français. Ca remonte loin déjà , précise le technicien liégeois. Il n’est resté chez nous que 6 mois mais malgré la concurrence rude devant, il était toujours dans l’équipe. Il était assez jeune et donc manquait un peu d’expérience mais je suppose que de ce côté-là maintenant ça va mieux. Je me souviens de lui comme un avant mobile, technique et volontaire. Malgré cette bonne appréciation, le FC Liège n’a pas conservé le jeune Français. A l’époque, on a eu l’opportunité de faire venir les frères Legros. Et puis étant Français, il fallait mettre à sa disposition un véhicule et un appartement, c’était donc plus de frais que pour un joueur belge. «

S.M.

Enfin le déclic en déplacement?

Guy Blaise: Pas encore assez efficaces

La semaine dernière, on mettait en lumière l’excellent parcours à domicile de Virton. Cette fois, on se penche sur le capital point des Verts hors de leurs bases. Si on regarde les chiffres de manière globale, on observe un piteux8/36. Mais en y regardant de plus prêt, l’Excel reste sur un probant 6/9 awayqui laisse penser que les Gaumais ont enfin trouvé leurs repères à l’extérieur. Que ce soit chez nous ou en déplacement, le plus important dans notre situation est de prendre des points , souligne le capitaine, Guy Blaise. On est actuellement dans une spirale positive et le plus important est de rester les pieds sur terre. Nous devons continuer à bosser pour continuer sur cette voie. En début de saison, ça ne tournait pas rond, nous n’avions en plus pas le brin de chance nécessaire. Depuis quelques semaines, l’état d’esprit est plus positif. A l’Union, nous avons réussi à faire le nécessaire en ouvrant le score. Malgré tout, on a encore senti les Virtonais stressés en fin de match.Le terrain difficile ne nous mettait pas à l’abri d’une petite erreur qui aurait pu nous coûter cher. C’est pourquoi on a préféré balancer devant plutôt que de prendre des risques. Offensivement, on se porte mieux mais on n’est pas encore assez efficaces. Avec les contres qu’on a su mener dimanche, on aurait dû marquer un second but. «

Goal Durak, c’est pour bientôt

Mustafa Durak s’illustre de plus en plus au sein d’un Excelsior retrouvé. L’attaquant franco-turc savait qu’il devait être patient.

Interview : Daniel JONETTE

Mustafa Durak, les affaires marchent pour Virton qui vient de signer un 12/15. Et pour vous aussi, non ?

Oui. En général, quand une équipe tourne bien, ses attaquants tournent bien aussi.

Vous trouvez. Il arrive que des attaquants restent discrets même si leur équipe se comporte bien, non ?

Oui, c’est vrai. Disons qu’à l’instar de quelques autres recrues, j’ai peu joué en compétition la saison passée. Il nous a donc fallu du temps pour recouvrer nos meilleures sensations. Et donc, forcément, les résultats ont manqué. Là, tout le monde est désormais bien en forme.

Et tactiquement au point ?

Oui, je pense que le 4-4-2 est ce qui convient le mieux à notre équipe. On ne dispose pas du style de joueur capable d’évoluer seul en pointe. C’était déjà difficile pour nous de marquer ; alors, avec un seul avant…

Un autre entraîneur, c’est aussi une autre approche. Quelles différences fondamentales voyez-vous ?

M. Renquin est peut-être plus proche des joueurs. Il parle beaucoup avec les jeunes notamment. Avec lui en tout cas, pas question de tricher. Vous ne donnez pas le maximum et vous vous retrouvez en tribune.

Désormais, vous formez un duo d’attaque avec Thomas Meunier. Un garçon dont le style de jeu vous convient ?

Tout à fait. Je pense que nous sommes complémentaires. Et à mon avis, Thomas ne fera pas de vieux os à ce niveau. Techniquement, il est brillant et certains en ont déjà fait les frais à l’entraînement.

Il aime réussir des petits ponts, c’est ça ?

Oui, mais ne comptez pas sur moi pour citer ceux qui en ont été victimes (rires).

« Pas surpris par mon niveau »

Vous aussi, vous vous mettez en évidence, au point que certains vous considèrent déjà comme indispensable. Cela vous met un peu de pression ou au contraire en tirez-vous une dose de confiance supplémentaire ?

Ça ne change rien. Honnêtement, je ne suis pas surpris par mon niveau actuel. Je savais qu’après avoir récupéré tous mes moyens physiques, je pourrais apporter quelque chose à Virton.

D’où tenez-vous cette explosivité sur les premiers mètres. C’est naturel ?

Sans doute. On naît rapide ou pas. Et on travaille pour entretenir ses qualités.

Il vous reste à soigner la finition. Vous avez échoué quelques fois dans les duels face aux gardiens…

Oui, et je vais vous surprendre : à Strasbourg, l’aisance devant le but était un de mes atouts (NDLR : et cela lui avait d’ailleurs valu d’être appelé dans le noyau A par l’entraîneur Jean-Marc Furlan). Quand on a été privé de compétition, il faut sans doute un peu plus de temps pour retrouver ses sensations dans la surface. Question de confiance sans doute.

Dans ces situations-là, vous avez souvent tenté le même geste.

Et le pire, c’est que même si ça ne marchait pas, je le tentais à nouveau. Mais c’est juste une question de temps, je pense.

À part ça, qu’attendez-vous encore de la fin de saison ?

Qu’on gagne le plus de matches. Pour le maintien, si on continue dans cette voie, c’est bien parti.

Et rien d’autre ? Au rythme où vont les choses, vous pourriez rêver d’une tranche ?

Il ne faut pas aller trop vite en besogne. On en a parlé un peu après notre succès contre Tongres, parce qu’il y avait toujours un coup à jouer dans la 2e tranche, et on s’est ramassé à l’Union du Centre. C’est trop tôt pour y penser.

Thomas Meunier, un an après

Tout juste 365 jours après avoir joué son premier match avec l’Excelsior, Thomas Meunier a inscrit son premier but.

Mathieu Golinvaux

C’était il y a un an jour pour jour. Le 31 janvier exactement. Par une froide soirée d’hiver, Virton joue la 76e minute du match contre Hamme. Le score est de 1-1, les Verts poussent pour inscrire un second but, alors qu’ils viennent d’égaliser. À quinze minutes du terme, Sébastien Grandjean décide de sortir un nouveau joker de sa botte.

Thomas Meunier, 17 ans à l’époque, fait sa première apparition sous le maillot vert. Finalement le score n’évoluera plus mais ce soir-là, déjà, en quelques touches de balle seulement, le gamin n’a laissé personne indifférent.

À l’issue de la rencontre toutes les travées parlent déjà de lui : un jeune très prometteur, bourré de talent, etc. Un an plus tard, alors que Thomas vient de secouer les filets adverses pour la toute première fois sous le maillot de l’équipe fanion, tous ces superlatifs sont évidemment encore d’actualité.

Malheureusement pour les supporters virtonais, en un an, l’attaquant n’a pas souvent eu l’occasion de s’exprimer en pleine possession de ses moyens. La cause ? Un physique des plus fragiles. Le public ne mettra d’ailleurs pas longtemps avant de s’en rendre compte. Dès sa deuxième apparition, contre Liège, il se blesse. Revenu une quinzaine de jours plus tard, il jouera deux matches, avant de retourner à l’infirmerie.

Au final, la saison passée, il ne portera qu’à six reprises le maillot gaumais, pour un maigre total de 121 minutes de jeu. Cette année, rebelote, il joue quarante-cinq minutes en amical, puis entre à la mi-temps du match de coupe contre La Calamine, mais se blesse trente minutes plus tard et c’en est déjà fini de son premier tour.

Il faudra patienter quatre mois et demi, et une remontrance de son coach, avant de lire à nouveau son nom dans le groupe des quinze sélectionnés pour un match. Trente minutes contre Tongres pour l’adieu à Michel Le Flochmoan, quarante-cinq lors du non-match à l’Union du Centre, avant enfin une toute première titularisation contre Hasselt, suivie d’une seconde et d’un but ce week-end. « Après deux matches, c’est un peu dur. Physiquement j’ai mal aux jambes. Heureusement le programme de cette semaine est moins chargé », avoue-t-il.

Désormais l’équipe évolue avec deux attaquants, après quinze jours d’entraînements dans ce nouveau système de jeu. Son association avec Durak fonctionne à merveille.

« C’est vrai que l’on se trouve assez facilement. On reproduit en match le travail effectué à l’entraînement et pour le moment ça marche assez bien. » Mais jusque samedi l’attaquant n’était pas parvenu à tromper la vigilance d’un gardien, malgré quelques franches occasions. « Ne pas marquer ne me tracassait pas vraiment. J’essaie avant tout de soigner mes prestations pour que l’équipe l’emporte. Mais bien sûr, ça fait toujours plaisir d’inscrire un but. » Un premier but, qui, à n’en pas douter, en appellera beaucoup d’autres.

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