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[Revue de presse] Mercredi 3 février

Posté le 04/02/2010 par Etienne Joannes dans Presse Commenter Allez aux commentaires

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-[La Meuse Luxembourg] : Interview de Romain Andres et analyse de Sébastien Grandjean

Entretien : Romain Andres

“A Virton pour retrouver la stabilité”

Dernier renfort virtonais du mercato hivernal, ce jeune Messin a pris un gros coup sur la tête voici un an et demi quand on lui a annoncé qu’il ne deviendrait pas pro au FC Metz. Depuis, il a galéré, faisant même un trait sur une carrière professionnelle. En Gaume, il souhaite parvenir à retrouver une certaine stabilité mais aussi prouver certaines choses. “On dit que ma mentalité n’a pas toujours été bonne par le passé. C’est vrai mais je pense avoir compris comment changer et passer un cap. ”

Romain, les tractations avec Virton ont été assez rapides. Vous aviez le choix entre l’Excel et le club de Hombourg en Allemagne, pourquoi avoir opté pour la Belgique?

Je devais signer chez les Allemands. Ce club se situe près de Sarrebruck, pas loin de Metz où j’habite, et j’y aurais retrouvé trois anciens équipiers et même peut-être un quatrième qui devait aussi débarquer. Mais j’ai fait le choix de Virton dans les derniers moments du mercato. Simplement parce que Hombourg, c’est de la D5, tandis que l’Excelsior évolue en D3 belge. Et puis, je savais que je n’arrivais pas en terre complètement inconnue puisque j’y retrouve Baptiste Schmisser mais aussi des éléments comme Durak ou Ekwe-Ebele que j’ai affrontés chez les jeunes quand ils évoluaient à Strasbourg.

Vous débarquez à Virton pour vous relancer…

C’est ça. J’ai débuté la saison à Dudelange où cela s’est mal passé avec Marc Grosjean. Il ne m’a pas donné sa confiance. C’est Michel Le Flochmoan qui me voulait, je ne pensais pas que le Sedanais partirait et serait remplacé par Grosjean. Je n’ai été aligné qu’une seule fois en championnat et même si on a remporté ce match, je n’étais plus dans l’équipe la semaine suivante. Je n’ai pas dû lui donner satisfaction… Moralement, c’est dur. En optant pour le Grand-Duché, j’avais fait un trait sur une carrière professionnelle. Mais je savais que j’y gagnerais bien ma vie et je pensais avoir ma place à coup sûr sur le terrain.

Voici un an et demi, vous étiez toujours au FC Metz avec l’espoir d’avoir un contrat pro. Cela doit être un peu démoralisant…

Après avoir passé deux saisons à m’entraîner dans le noyau A, j’ai pris une claque quand on m’a annoncé qu’on ne m’offrait pas de contrat pro. Je n’avais jamais pensé un seul instant que cela arriverait. Cela faisait 15 ans que je jouais à Metz! Mon agent m’a alors proposé tout un tas de tests un peu partout en Europe. J’ai été à Torino, à Livourne, dans deux clubs grecs et à Bâle en Suisse. Tout ça en l’espace de six mois. Mais rien n’a marché. Certains clubs souhaitaient m’engager mais ne me parlaient que d’équipe réserve. J’avais déjà connu ça chez les Messins et je voulais passer un palier en évoluant en première. Mon manager m’a alors dit d’aller m’entraîner avec le club de Differdange au Grand-Duché pour me maintenir en forme. Mais comme je ne trouvais pas d’employeur, ce club m’a proposé de finir la saison dernière chez lui. Mais là aussi, il y a eu un problème… Les papiers ont été remis un jour trop tard à la fédération.

Vous vous êtes alors retrouvé à Amnéville sous les ordres de Pascal Carzaniga…

Oui, l’espace de deux-trois mois. Je n’ai pas beaucoup joué mais cela me semble normal étant donné que j’arrivais dans une équipe qui tournait bien (elle a d’ailleurs été championne) alors que j’étais physiquement court.

On dit de vous que vous possédez toutes les qualités footballistiques pour percer chez les pros mais que votre mentalité n’est pas à la hauteur…

Je sais que c’est ce qu’on me reproche et je ne peux pas dire que ce soit faux… même si je suis persuadé que si Francis De Taddeo n’avait pas été remplacé par Yvon Pouliquen à la tête de Metz, j’aurais eu ma chance. Avant, je ne comprenais pas vraiment pourquoi on me critiquait mais je pense avoir eu un déclic qui me permettra de passer un cap sur ce plan-là. Je dois être plus sérieux, travailler davantage et afficher plus de volonté. C’est un effort à faire sur moi-même.

Le fait que vous ayez accepté un contrat pas très important à Virton va dans ce sens…

Je veux saisir la chance qu’on me donne pour prouver que j’ai changé. En l’espace d’un an et demi, tout s’est un peu écroulé dans ma carrière. Ce n’est pas facile à vivre quand on a une vingtaine d’années. Je suis à Virton pour retrouver une certaine stabilité mais aussi parce que j’ai une grosse envie de jouer. Je ne savais pas grand-chose de ce club que j’avais affronté quelques fois avec les équipes de Metz, mais d’après ce que m’ont dit Baptiste (Schmisser), Bareck (Bendaha, son équipier à Dudelange) et Greg (Molnar, également équipier au Grand-Duché), cela a l’air d’un club familial dans lequel je pourrai me relancer. «

Football : l’analyse du week-end de Sébastien Grandjean

“Où Virton serait aujourd’hui sans les hésitations du début de saison? ”

>Virton devient une grosse cylindrée de la D3

Et bien quel hiver dites-moi! Il y avait longtemps qu’on n’avait plus connu ça. Cela ne fait pas les affaires des “mathématiciens” du calendrier car je ne sais pas comment ils vont caser tous ces matches… Quel casse-tête! Enfin nos joueurs auront fait le plein de force pour enchaîner les efforts et les coaches auront géré le travail comme d’habitude. Reste plus qu’aux supporters de se motiver pour se déplacer et ce même en semaine pour encourager leurs favoris. Le seul match d’un club de la province a donc été celui livré par Virton à l’Union Saint-Gilloise avec une superbe victoire à la clef. Félicitations à eux. Michel Renquin n’a pas changé son fusil d’épaule en faisant confiance aux vainqueurs de la semaine précédente et bien lui en pris car ils ont tous confirmé. Je pense que l’Excelsior actuel devient progressivement une grosse cylindrée de la série et sans les hésitations du début (avec des transferts inutiles…), Dieu seul sait où il serait. Et toujours nos jeunes si performants… Un seul mot: on continue!

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