[Revue de presse] Samedi 6 février
Tous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'articles sur votre club. Les articles du jour :
-[La Meuse Luxembourg] : Les jeunes à Virton
-[La Meuse Luxembourg] : Soirée exorcisme pour Guy Blaise - David Thibaud, l’ambitieux



“Fiers s’ils percent en D1”
On parle de + en + des jeunes Virtonais
Depuis quelques semaines, Virton revient bien dans le parcours. Une équipe dans laquelle on retrouve bon nombre de provinciaux. Ils sont 8 à avoir foulé la pelouse de l’Union dimanche dernier. À l’entraînement, ils sont… 17 sur les 29 éléments du noyau A. “Je n’ai jamais vu ça ailleurs ” lance un Michel Renquin qui n’est pourtant pas un novice.
Si l’Excelsior Virton a toujours formé des jeunes pousses, depuis deux ans et demi, le club gaumais semble être passé à la vitesse supérieure. On l’avait déjà remarquél’an dernierenD2, c’est toujours le cas cette saison. L’Excel a essayé d’améliorer la qualité de sa formation mais a surtout voulu donner aux jeunes une meilleure chance de percer. Un projet qui est parti d’une envie mais aussi d’une logique purement économique, la première saison “ post-Allard ” ayant coûté très cher (avec les Phibel, Haber,…) “Si le club avait continué sur la même voie, il n’existerait peut être plus aujourd’hui ” explique Philippe Emond, une des têtes pensantes de l’Excel. “On a voulu instaurer un “quota ” de joueurs provinciaux dans le noyau A. Chaque année, les deux ou trois meilleurs jeunes doivent avoir leur chance. Notre objectif n’est pas d’aligner à terme une équipe composée que de “Virtonais ”. Maison veut au moins un équilibre entre les éléments passés par nos équipes et ceux venant de l’extérieur. Pour ces derniers, on recherche un profil assez précis: ils doivent être dans la tranche d’âge supérieure à nos jeunes( c’est-à-dire 21-24 ans), posséder une bonne formation et être un peu “ revanchard ”. Bref, le profil de Durak, Schmisser,… Le tout chapeauté par quelques “ cadres ” comme Gustin, Blaise ou Leyder. ” Une politique qui ferme donc la porte aux “ vieilles gloires ” mais qui produit du talent. Il ne peut pas en être autrement pour que des entraîneurs comme Le Flochmoan, Renquin ou Grandjean y aient adhéré.
LE BUDGET DU LORRAIN ARLON
Une politique qui coûte également pas mal d’argent. “Un coût de plus ou moins 150.000E par an ” précise Emond. Soit un montant similaire au budget annuel annoncé d’un club comme le Lorrain Arlon en Promotion D. “Il faut bien l’avouer, on est obligé de faire de la formation puisqu’en évoluant en D3 ou en D2, on se doit d’aligner des équipes dans les séries nationales. Cependant, on a fait le constat que cela ne coûte pas beaucoup plus cher de le faire bien. ” Et puis, il y a aussi moyen d’avoir un retour sur investissement. “Dans le futur, ce serait agréable d’obtenir des indemnités de formation pour ceux qui partiraient ailleurs. Mais notre plus grosse fierté, ce serait de voir certains percer en Division 1. À l’image d’un Guillaume François (GBA) qui est passé par chez nous. ” «
JULIEN CARETTE
Qui sont les inconnus du noyau A?
“Kevin Huberty, un petit ailier à la Léon Semmeling”
Parmi les joueurs repris ci-dessus dans le noyau A virtonais, certains noms vous sont peut être inconnus ou presque. Nous avons demandé à Philippe Petit, responsable à l’école de jeunes de la post-formation (des U15 aux U19) de nous les présenter:
>William Maillen (18 ans): “Un médian récupérateur qui met ses tripes sur le terrain. Il n’a pas peur d’aller dans les duels, d’arracher des ballons. Il a le caractère pour percer. ” On dit d’ailleurs que des jeunes cités ici, c’est sans doute celui qui est le proche de jouer en première. Il est d’ailleurs monté dans les arrêts de jeu à l’Union.
>Jérémy Bolle (19 ans): “Un latéral droit fort hargneux. Comme Thomas Gérard, il doit encore corriger sa relance. ”
>Thomas Gérard (19 ans): “Très polyvalent, il peut jouer stopper mais aussi latéral gauche ou droit. En réserves, il formait avec Romain Grevisse une charnière très difficile à passer. ”
>Manu Jacob (19 ans): “Un médian récupérateur très costaud physiquement pour son âge. Un pied gauche très fort, une bonne vision du jeu et très discipliné. Comme Huberty et Emond, les deux autres derniers arrivants dans le noyau A, il est techniquement très fort. ”
>Kevin Huberty (17 ans): “Un petit ailier à la Léon Semmeling. Il possède une explosivité qui peut faire beaucoup de dégâts. Et en réserves, il marquait aussi assez facilement. ”
>Renaud Emond (18 ans): “Un vrai buteur. Le genre de joueur qu’on ne voit pas forcément dans le jeu mais qui sait surgir quand il faut. Il n’a pas besoin de 3 occases pour marquer. ” «
J.C.
Prudence
L’exemple de Michaël Picard
Lorsqu’un jeune brille en équipe première, il ne faut pas longtemps pour que les supporters et les médias s’enflamment. C’est le cas en D1 mais aussi à un niveau inférieur, comme par exemple à Virton avec un Thomas Meunier. “Il faut relativiser tout cela” explique Philippe Emond. “Lors du premier passage de Michel Le Flochmoan chez nous, on avait récupéré Michaël Picard en provenance du Standard. Il avait été considéré comme un des plus grands espoirs du club liégeois. Quand il a commencé à jouer ici, tout le monde était en extase devant lui. Il avait un tel talent. Et aujourd’hui, Michaël n’est plus qu’un honnête joueur de P1 à Martelange. ” «
BIENTÔT À NOUVEAU CONTRE LE TOP DE LA D2?
“On n’a pas tous les meilleurs”
“Même si nous possédons dans nos équipes beaucoup de talents, on n’arrive pas encore à avoir tous les meilleurs éléments de la province. Celle-ci est grande et notre club sans doute pas assez “attirant ” pour certains parents qui habitent loin ” explique Philippe Petit. Dans les rangs “ verts ”, on espère que cette dernière donnée changera l’an prochain avec l’arrivée dans le foot belge de l’obtention des labels pour les écoles de jeunes. Pour rappel, ce système fera que les séries des équipes d’âge ne dépendront plus du niveau de l’équipe première mais bien de la formation dispensée. Virton a postulé à l’obtention d’un label “ national ” – c’est-à dire le deuxième niveau après l’élite (qui ne comprendraque les D1), et avant le niveau provincial. “D’après ce qu’on a dit à notre président, vu le peu de demandes qui ont été faites pour ce niveau, on est pratiquement déjà sûr de figurer parmi les 24meilleurs clubs qui suivent l’élite ”! ” déclare Philippe Emond. Si cela se confirme, cela signifiera que les jeunes virtonais affronteront dès l’an prochain les meilleurs jeunes du pays hors D1 ! «
“Metz dit qu’on bosse bien”
L’Excel ne considère pas le Standard ou Metz comme des concurrents
Virton possède sans doute la meilleure école de jeunes de la province. “Nous ne sommes pas les seuls à faire du bon travail à ce niveau-là, mais c’est vrai que nous donnons peut-être plus de chances aux gamins de perce ”explique Philippe Petit, un des trois membres (avec son homonyme Samuel et Marc Laroche) du “triumvirat” qui gère toutes les têtes blondes virtonaises. Cependant, l’Excel reste encore à des années lumières de ce qui se fait de mieux au niveau belge et surtout français. “Nous ne considérons pas des clubs du niveau du Standard ou de Metz comme des concurrents. Tous les ans, des jeunes de nos équipes partent en test chez les Liégeois et nous n’essayons pas de les retenir. La formation est meilleure chez eux, nous le savons. ” Avec Metz, la donne est différente. “On essaie de travailler avec eux. Il existe d’ailleurs un petit partenariat entre nos clubs qui fait qu’on a pas mal de contacts. Ils disent qu’on fait du bon boulot dans les conditions qui sont les nôtres. D’ailleurs, lorsque nos équipes s’affrontent, et qu’on décale d’une catégorie (NDLR: par exemple les U15 gaumais contre les U14 messins), nos jeunes sont compétitifs. Du moins jusqu’à un âge de 17-18 ans où les Français s’envolent. ”
LES EXEMPLES CHENON ET PROTIN
Deux petits exemples montrent bien les “ liens ” entre Messins et Gaumais. Tout d’abord Jordan Chenon, un jeune international belge qui évoluait jusqu’à ses 16 ans à Virton alors qu’il appartenait à Metz, et cela afin de contourner le règlement FIFA. Ce dernier interdit à un gamin de moins de 16 ans d’être affilié à un club situé à plus de 100km de son domicile. Deuxième cas: Glen Protin qui joue avec les U12 virtonais. “C’est un autre jeune qui évoluait chez nous et qui est affilié aujourd’hui en France. Mais comme dans cette catégorie Metz ne joue pas de compétitions officielles, il s’entraîne là-bas la semaine, tout en jouant chez nous en championnat tous les weekends. ” «
J.C.

Soirée exorcisme pour Guy Blaise
Virton Woluwe-Zav. Samedi 20 h
Zaventem ! Évitez de prononcer trop souvent ce nom devant les Virtonais. Surtout devant Guy Blaise. Qui, peut-être plus encore que la majorité de ses équipiers, a très mal vécu, en mai dernier, la relégation officialisée sur la pelouse des Bruxellois. Et qui, en septembre, lors d’un autre affrontement à l’ombre de l’aéroport, a été exclu après 22 minutes seulement. « Je n’en suis pas encore à attraper des boutons quand j’y pense, dit-il, mais ce sont deux très douloureux souvenirs. Je ne méritais pas l’exclusion en plus. J’espère exorciser mes vieux démons ce samedi. » Ce match du 27 septembre était le septième et dernier de la série noire vécue par les Vert et Blanc en début de campagne. Depuis lors, la tendance s’est sérieusement inversée. Pour Virton comme pour les Bruxellois qui, en novembre, flirtaient encore avec le podium. Désormais, après un 3/21, ils ne comptent plus qu’un point d’avance sur l’Excelsior (et un match de moins). « À l’aller à Zaventem, on se sentait un peu impuissant, avoue le capitaine virtonais, même si je me refusais à penser à la relégation. L’équipe se mettait en place. Après coup, on doit bien admettre que c’était présomptueux de croire que tout allait marcher d’emblée avec autant de nouveaux joueurs. » Désormais, la cohésion a été trouvée. Tom De Cock, l’entraîneur de Zaventem, en est d’ailleurs convaincu, qui n’a pas manqué de noter le 19/21 réussi à domicile par l’Excelsior depuis début octobre (20/24 si l’on considère aussi le match contre Bleid). L’excellente tenue de la défense virtonaise – quasiment une arrière-garde de D2 – n’y est évidemment pas étrangère. Virton n’a encaissé que deux buts lors de ses cinq derniers matches. « Mais c’est toute l’équipe qui travaille défensivement, s’empresse d’ajouter Guy Blaise en bon capitaine. J’aimerais bien qu’elle se produise en D2 évidemment, mais je garde les pieds sur terre. La confiance est là, c’est plus facile de s’entraîner dans ces conditions et si l’épisode du changement d’entraîneur aurait pu déstabiliser un peu le groupe, nos récents succès l’ont vite reboosté. Mais même si on n’encaisse pas, je ne considère pas notre défense comme un bastion imprenable pour autant. Je sais d’où on revient et je n’ignore pas qu’un ou deux revers peuvent facilement laisser des traces. »
Daniel JONETTE
David Thibaud, l’ambitieux
Formé à Bordeaux, David Thibaud, comme beaucoup avant lui, espère que Virton lui servira de tremplin pour relancer sa carrière.
Ça s’appelle la confiance en soi. À l’heure de notre entretien, mercredi, David Thibaud, récente recrue virtonaise, n’avait pas encore pris part à un seul entraînement collectif de l’Excelsior.
Pourtant, il évoquait déjà le match à venir comme s’il allait l’entamer dans un rôle de titulaire. « Vous savez, un rôle d’attaquant, c’est un peu un quitte ou double, expliquait-il. Vous pouvez cartonner d’emblée ou alors très vite passer à la trappe. Si physiquement, j’estime évoluer pour l’heure à 70-80 % de mes moyens, il m’appartiendra d’effectuer des efforts précis afin de conserver ma lucidité en zone de conclusion. » On sait ce que Michel Renquin en a décidé. On aurait d’ailleurs été surpris qu’il modifie un onze de base qui lui a donné satisfaction ces quinze derniers jours.
En attendant, les propos tenus par David Thibaud reflètent bien la personnalité et l’ambition d’un garçon que quelques sérieux coups durs n’ont pas découragé. « Pourtant, j’ai bien failli décrocher, avoue-t-il. Pas plus tard qu’en octobre. Mon contrat venait d’être rompu à Saint-Jacques de Compostelle et dans la foulée, j’ai perdu un être proche. Ma grand-mère qui m’a toujours soutenu et fut même un moteur dans ma carrière. Je me suis accroché, j’ai bossé seul, un peu comme un robot, puis quelques pistes se sont présentées à moi. En Angleterre, en Suisse, sans que ça aboutisse à quelque chose de concret. Puis à Ostende. Ça semblait en bonne voie, mais ça a mis du temps. Et par l’intermédiaire d’un manager, connaissance d’Hervé Pierret, j’ai eu cette opportunité virtonaise. Après un match amical à Meix, tout a été vite conclu. » Pour une période de six mois à peine. « Parce que c’est un peu un pari, d’autant que Virton ne sait encore où il sera la saison prochaine », précise ce garçon né à Bordeaux, qui fêtera ses 27 ans en mai. Aussi parce que celui qui fut l’équipier de Rio Mavuba, Marouane Chamakh et Marc-Antoine Gbarssin chez les jeunes Girondins considère l’Excelsior comme un tremplin pour relancer sa carrière. « En Belgique, si vous vous distinguez en D3, vous avez des chances d’intéresser les clubs de D1, dit-il. Et à 26 ans, je ne suis pas trop vieux pour espérer une telle issue. » Avant-centre voire ailier droit, David Thibaut se définit lui-même comme un attaquant vif, généreux et assez efficace devant le but.
Il a toujours évolué aux avant-postes. Chez les Girondins de Bordeaux qu’il a quittés peu après sa majorité – « j’aurais peut-être pu rester une saison de plus en équipe B, mais il faut savoir reconnaître aussi que c’était une question de qualités » – , puis en Grèce, au FC Liège et à Gap. Des destinations dont il a conservé des souvenirs plus ou moins agréables. Virton s’ajoutera-t-il à ceux dont il est le plus fier ? D. J.

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