[Revue de presse] Mardi 9 mars
Tous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'articles sur votre club. Les articles du jour :
-[La Meuse Luxembourg] : L’interview de Michel Renquin
-[L'Avenir du Luxembourg] : Schmisser, le « kaiser » virtonais


“Il faut relativiser”
Mol-Wezel – Virton (0-0): Michel Renquin, l’entraîneur de l’Excelsior, espère bien affronter son ancienne formation de Bleid samedi soir
A l’heure actuelle, on ne sait donc pas si le derby gaumais aura bien lieu samedi. Au moment de cette interview, Michel Renquin n’était pas au courant que les Panis étaient disposés à mettre la clé sous la porte. Vu que tout peut changer très vite, surtout en Gaume, nous vous proposons cette interview en intégralité. L’entraîneur de l’Excelsior évoque donc le derby face à une formation qu’il coachait encore lors du match aller. Il sera d’ailleurs ravi de revoir ses anciens joueurs… si on joue!
>Michel, le derby approche (pour rappel, l’interview a été faite avant qu’on apprenne que Bleid désirait mette fin à ses activités dès hier soir). Cette rencontre est quand même spéciale pour tout le monde?
Pas pour moi. Il faut relativiser. Il nous reste neuf rencontres et chacune aura son importance. Cela ne sert à rien de fanfaronner et de gagner facilement ce match si c’est pour tout perdre derrière et quand même descendre.
>Vous arrivez à faire abstraction de toutes les critiques dont vous avez fait l’objet de la part de certaines personnes dans le camp panis?
Dans le foot comme dans la vie, chacun a ses cicatrices. Il faut faire en sorte qu’elles ne se réouvrent pas sans arrêt.
>Et les plus jeunes de votre noyau, ils ont la même vision?
Ce sera à nous de faire en sorte cette semaine qu’il en soit ainsi.
>Certains propos du coach de Bleid concernant la formation dans notre province ne vont-ils pas motiver vos jeunes éléments?
J’attends d’eux qu’ils fassent leurs preuves à tous nos matches. Ils doivent gagner leur place chaque semaine et pas seulement en flambant lors d’une rencontre bien précise.
>Mais vous êtes conscient que pour les supporters c’est un peu le match de l’année?
Bien sûr. Mais tout cela est un peu artificiel. Ce derby est important pour une chose. Dans une saison, on dispute 17 rencontres à domicile. Pour notre budget, on a besoin de 20.000 personnes lors de tous ces matches. C’est là que le derby à toute son importance car si on parvient à avoir 2500 personnes, cela fera du bien dans le budget. C’est pour cela aussi que je souhaite que Bleid se maintienne et que l’on attend et on espère voir Bertrix en D3 l’an prochain. Par contre, si c’est pour faire une fois une grosse assistance et que derrière il n’y a presque plus personne dans le stade, ce n’est pas intéressant. C’est pourquoi on se doit de faire de bons matches à domicile pour fidéliser notre public.
>Le match aller était assez serré et fermé, peut-on s’attendre à la même chose ce samedi?
Bleid avait essayé de s’imposer lors de ce match et aurait mérité de le faire vu le nombre d’occasions. C’est une bonne équipe qui a de l’expérience et qui a un bon niveau. De notre côté, mis à part le couac de Zaventem, on reste sur deux très bons matches à domicile face à Hasselt et Namur. Par ailleurs, on a été cherché un bon point samedi chez une équipe de Mol qui restait sur un 6/6. On arrive donc à un bon niveau et nous allons essayer d’être conquérants.
>Malgré ce qui s’est dit après votre départ, vous êtes content de retrouver Bleid?
C’est toujours avec plaisir que je retrouve mes anciens joueurs. J’ai quand même passé 16 mois là-bas et nous avons connu un titre en Promotion. Alors c’est sûr que dans ce groupe certains m’appréciaient parce qu’ils jouaient, d’autres pour le côté humain, et certains ne m’aimaient pas car ils ne jouaient pas. Mais quand je revois d’anciens joueurs, de quel club que ce soit, on discute et pas seulement de football, il n’y a pas que ça dans nos vies.
>Entre les joueurs, l’entente aussi est très bonne?
Bien entendu. Ils se connaissent s’apprécient, boivent de temps en temps un verre ensemble. Moi, quand je jouais au Standard, j’avais de bons amis du côté d’Anderlecht, j’étais même plus proche de certains “ Mauves ” que de certains équipiers. Ca ne nous empêchait pas de jouer l’un contre l’autre avec une grosse envie de gagner mais tout en restant respectueux. Comme je l’ai dit, le mauvais climat entre les deux clubs vient de cinq, six personnes qui ne comprennent rien. Dans n’importe quel sport, ceux qui cherchent les conflits et qui sont dans l’excès
sont à côté de la plaque. «
STÉPHANE MARCHESANI

Schmisser, le « kaiser » virtonais
Toutes proportions gardées, Baptiste Schmisser dégage, à l’instar de Beckenbauer, une élégance qui ravit les puristes.
Interview : Daniel JONETTE
Baptiste Schmisser, vous avez réussi des gestes frisant l’insolence samedi à Mol. Est-ce permis pour un défenseur ?
(rires) Je n’ai quand même pas été insolent. Mais c’est vrai que je me suis permis quelques gestes techniques. Ça augmente ma confiance, ça me fait du bien moralement.
Vous en avez quand même tenté, et réussi, plus qu’à l’accoutumée. Parce qu’il y avait moins de danger ?
C’est vrai qu’à mon poste, il vaut mieux faire attention. Mais les attaquants de Mol ne nous ont jamais mis sous pression. Ils jouaient souvent de longs ballons vers leur côté gauche.
Vous avez réussi un jonglage de l’épaule pour éliminer un attaquant. Étonnant, non ?
Oui, mais je dois avouer que ce n’était pas là ma première intention. Je voulais au départ amortir le ballon de la poitrine. Le geste était un peu raté.
Chez les jeunes, vous jouiez de la sorte aussi ?
Oui, j’aimais bien monter, mais j’ai dû me calmer parce que ça ne plaisait pas forcément aux entraîneurs.
À Virton, Michel Renquin vous octroie-t-il plus de liberté que Michel Le Flochmoan ?
Pas spécialement. je n’ai reçu aucune consigne particulière à ce sujet et quand je monte, je sais que Guy Blaise me couvrira, au risque de se prendre une carte rouge si nécessaire (rires).
Vous n’avez jamais eu envie de vous poster un cran plus haut sur l’échiquier ?
Si, je l’ai fait à quelques reprises, ça me plaît, mais d’un autre côté, je ne sais pas si je serais aussi efficace au poste de demi défensif.
Le point pris à Mol vous satisfait ?
Oui. Même si on a laissé l’impression de dominer le match, les réelles occasions n’ont pas été nombreuses. Au premier acte, nous n’avons d’ailleurs obtenu aucun coup de coin. Mol jouait assez bas et groupé, ce qui empêchait le jeu en profondeur et comme le terrain n’était pas large, il était difficile à nos attaquants de s’exprimer.
Le prochain, c’est Bleid. On en parle déjà dans les vestiaires ?
Pas trop, non. Mais je suppose que ça ferait plaisir à notre entraîneur qu’on gagne. On va essayer de lui offrir cette petite revanche.
Vous qui venez de l’extérieur, de Metz, ça vous surprend l’engouement autour de ce derby ?
Je suis déjà surpris par nos assistances en D3. Inutile d’ajouter que j’ai été impressionné de voir un stade comble à l’aller.
Et quand on observe tout ça avec un peu de recul, on parvient quand même à trouver une motivation supplémentaire pour ce match ?
Elle vient d’elle-même, tout simplement par le fait qu’il y a autant de supporters dans le stade. J’adore ça.
Vous pensez que le retour peut être aussi fermé que l’aller ?
J’espère que non. Les deux équipes ont besoin de points. À l’aller, nous avions été trop timides sur le plan offensif. Dans l’ensemble, Bleid s’était montré meilleur. Mais nous avons les moyens d’être plus conquérants à présent.

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