Tous les jours, l'équipe de lexcel.be explore la presse à la recherche d'articles sur votre club. Les articles du jour :
-[L'Avenir du Luxembourg] : Interview de Coquelet et Javaux
-[La Meuse Luxembourg] : Zanini, Viance et Gourmet etaient de retour au Faubourg
-[DH des Sports] : Th.Meunier « le titre avec Virton avant d’aller en D1″
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“Moins chaleureux”
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Viance, Gourmet et Zanini, champions en 2001 avec Virton, étaient là samedi
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Présents dans les travées du Stade Yvan Georges, les trois anciens joueurs de l’Excelsior Virton, Raphaël Viance, Didier Gourmet et Lionel Zanini, reviennent sur cette soirée historique pour le football luxembourgeois.
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1 L’ambiance. “ Le stade est très beau, mais plus froid ”
4173 spectateurs, une ferveur populaire dans toute la province, les rues de Virton en ébullition. Si l’époque et le contexte sont complètement différents, le derby entre Virton et Bertrix a rappelé de très beaux souvenirs, notamment à Didier Gourmet. “Quelle foule! Je suis arrivé une heure et quart avant la rencontre et j’ai été obligé de garer ma voiture à un kilomètre du stade. À ce moment-là, les souvenirs remontent à la surface. ”
Et cette fameuse soirée d’avril 2001 lors de l’accession à la D2 après la victoire face à Eupen (2-1) ne semblait plus si lointaine pour les trois anciens joueurs, présents dans le noyau de l’époque. “Le contexte était différent ” se rappelle, Lionel Zanini. “Mais lors de la montée sur le terrain des joueurs samedi dernier, j’ai repensé énormément à ce match du titre face à Eupen. D’ailleurs, on s’est fait la réflexion avec Didier (Gourmet) et Raphaël (Viance). Un instant de nostalgie pour les vieux (rires).Mais pour moi,l’ambiance était encore plus chaleureuse dans l’ancien stade. Avec la tribune debout en face des vestiaires, le public était plus proche des joueurs. Il y avait une ambiance permanente dans le stade. Même si au niveau esthétique, la nouvelle configuration du stade est magnifique. ” Un sentiment complètement partagé par Raphaël Viance. “L’ambiance dans les tribunes était très belle. Les supporters des deux équipes n’arrêtaient pas de donner de la voix. J’ai eu un petit pincement au cœur. Mais l’ancien stade renfermait plus de ferveur. Avant, la communion était permanente entre les joueurs et les supporters avec la tribune à moins d’un mètre de la ligne de touche. Maintenant, le stade est très beau, mais plus froid. ” Par contre au niveau de la cha leur humaine, les supporters n’ont pas changé, d’après Didier Gourmet. “Presque dix ans après notre titre en Division 3, les fans virtonais n’oublient pas. De nombreux supporters sont venus nous saluer dans la tribune. C’est toujours un énorme plaisir de revenir au stade comme ancien. ”
2 Le match: “ Une propagande pour la province ”
Si le petit brin de nostalgie a été un moment très agréable, les trois anciens joueurs de l’Excelsior ont aussi apprécié le spectacle sur le terrain. “Ce derby a prouvé une chose: le football luxembourgeois n’est pas mort ” explique Lionel Zanini. “Les joueurs ont été à la hauteur de l’événement. Le match a vraiment été lancé par le superbe but de Thomas Meunier. Un derby provincial, à ce niveau, orienté par un joueur de l’école des jeunes de Virton, quel beau symbole. Pour moi, Thomas a un potentiel naturel énorme. Il joue sans forcer. Un but de cette facture dans un contexte pareil, c’est la marque d’un grand joueur. Dans le futur, il risque de porter haut les couleurs de la province. ”Mais, cette action individuelle ne doit pas, non plus, éclipser la prestation très correcte des autres acteurs. “Bertrix s’est libéré après les deux buts de Virton. J’ai senti les hommes de Thierry Siquet unpeu paralyséspar la foule au début de la rencontre ” analyse Didier Gourmet. “Virton dégageait plus de sérénité. Le bloc équipe était mieux en place du côté des Verts. Le fait d’ouvrir le score a encore accentué cette impression. Dans le final, Bertrix a eu la possibilité de revenir. Mais ce réveil était un peu tardif. ” Un avis partagé par Raphaël Viance.“Virton mérite sa victoire. Malgré l’enjeu, la rencontre a été agréable avec une maîtrise technique plus importante du côté des Gaumais. Le ballon circulait bien d’un côté à l’autre du terrain avec quelques beaux mouvements. Mais, Bertrix n’a pas démérité. C’était vraiment une belle fête pour le football provincial. Etpuis, il faut surtout souligner l’atmosphère sur le terrain. À l’image des spectateurs, la rencontre s’est déroulée dans un contexte idéal. Le fair-play était au rendez-vous. Tous les joueurs se respectaient. Quelle belle propagande pour l’ensemble du football luxembourgeois. Bertrix et Virton sont deux porte-drapeaux magnifiques pour la province. ”
Alexandre Delmer
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“Je le compare à Gillet”
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L’agent de Meunier parle de son joueur
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Thomas Meunier a encore épaté la galerie ce samedi face à Bertrix. Sans être aussi transcendant qu’il l’a déjà pu l’être par le passé, l’attaquant a fait différence devant un parterre de scouts de clubs importants: Anderlecht, Zulte-Waregem, Metz, Lille, Sedan, St-Etienne…
Anderlecht, c’est sérieux “Plus de la moitié des noms que vous citez ont pris contact avec nous ” glisse Franco Iovino, l’agent du Bastognard via la société Star Factory. “Si Anderlecht c’est si sérieux que ça ? Oui! LesMauves sont prêts à le faire signer. Ils le suivent depuis un bon bout de temps. Mais ce ne sont pas les seuls. Tous les clubs de D1 le surveillent. ” Mais même si Thomas Meunier est supporter du RSCA, ce n’est pas au stade Constant Van den Stock qu’il devrait poser ses valises. “Pour l’instant, je nerêve pas plus haut qu’un bon petit club de D1. Je suis conscient qu’il y a des paliers à passer pour rejoindre le top ” déclarait-il voici quelques semaines dans ces colonnes. Franco Iovino est du même avis. “Qu’Anderlecht pense à vous est évidemment flat- teur. On ne ferme aucune porte et on est encore en phase de réflexion mais la priorité est que Thomas puisse jouer. C’est sans doute encore trop tôt pour un grand club. Il ne faut pas brûler les étapes. C’est surtout en terme de carrière qu’il faut penser, pas d’argent. Le mieux pour Thomas, c’est qu’il reste en Belgique. Il a encore le temps pour l’étranger. Il n’a que 19 ans ” explique l’ancien attaquant del’ExcelsiorVirton. “J’ai rencontré le nouveau président gaumais, M. Emond, quelques fois et je crois qu’il pense comme ça aussi. Il se soucie de son club mais aussi des joueurs. C’est quelqu’un d’extrêmement correct et que j’apprécie. ”
Zulte-Waregem? Le nom de Zulte-Waregem revient assez souvent… “Ce n’est pas mal, en effet. Même si ce club est en Flandre, on y parle français et il y a beaucoup de francophones. C’est mieux qu’un Westerlo par exemple mais ce n’est pas le seul club intéressant. Si je devais comparer le Virtonais à quelqu’un, je dirais Guillaume Gillet. Il est passé d’Eupen à Gand puis à Anderlecht. Ce serait magnifique que Thomas réussisse le même genre de parcours. ”
Signé dès janvier?
Dans notre édition d’hier, Thomas Meunier déclarait “ne pas avoir envie de partir dès le mercato afin de continuer vivre cette aventure extraordinaire. ” Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne signera pas ailleurs dès janvier. “ Plus vite il le fait, mieux c’est! Cela lui permettra d’être tranquille mentalement, de ne pas gambergersur son avenir. Mais j’ai aussi très envie de voir Virton retourner en D2 et Thomas remporter un titre de champion. S’il signe quelque part, ce devrait sans doute être possible de trouver unarrangement. Avec Thomas,on est pour. Maintenant, il faut voir l’avis des deux autres parties... ” Les clubs de D1 cherchant avant tout au mercato des joueurs rentables directement, ce devrait être possible…
Julien Carette
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«J’ai aimé la paire Dupuis – Coquelle»
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Scout pour le LOSC, Manu Coquelet était à Virton samedi. Pour voir à l’œuvre son ancienne équipe et Thomas Meunier.
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Manu Coquelet, vous avez assisté au derby Virton – Bertrix samedi. Pensez-vous que le succès de votre ancienne formation est mérité ?
Dans l’ensemble, c’était assez équilibré, mais l’Excelsior a marqué au bon moment, obligeant Bertrix à se découvrir. Je pense que les Virtonais étaient quand même un peu plus forts sur le plan technique et dans l’engagement.
Dans l’engagement aussi ?
Oui, physiquement, ils me paraissent meilleurs.
C’est pourtant Bertrix qui a poussé en fin de partie ?
Ça n’a rien de surprenant. Quand tu mènes 2-0, tu recules inconsciemment pour protéger le résultat et Bertrix a joué son va-tout.
Le match s’est-il joué dans une zone précise ?
Non, c’était assez disputé et équilibré partout. Mais les avants virtonais font plus mal quand ils sont lancés. Un Gnohere n’est vraiment utile que lorsqu’il a le ballon, mais il se retourne bien, il est percutant et dans la surface, il parvient à se mettre rapidement en position de tir.
En tant que scout pour le Lille Olympique Sporting Club, vous étiez venu observer Thomas Meunier ?
D’abord pour voir Virton. Et suivre attentivement Meunier, oui. Je ne l’avais pas encore vu dans de bonnes conditions. Quand il est venu faire un test chez nous, il pleuvait des cordes. La pelouse était gorgée d’eau.
Qu’en avez-vous pensé?
Je n’aime pas trop détailler mon rapport. On voit bien que, techniquement, il peut faire la différence à tout moment et la vision de jeu est une de ses qualités premières. Mais après sa blessure, il manque encore de rythme. Il n’a pas trop influencé le jeu. Je pense qu’il doit être plus utile dans un rôle de véritable soutien d’attaque. D’ailleurs, c’est quand il rentre dans le jeu qu’il est le plus dangereux.
D’autres joueurs vous ont plu ?
Je ne vais pas parler de Bertrix car je me suis davantage intéressé à Virton. J’ai aimé la paire Dupuis – Coquelle. Simon a bien progressé dans la lecture du jeu, la relance. Il couvre bien ses équipiers et il mettrait la tête là où certains ne mettent pas le pied. Coquelle évolue dans un registre plus technique, plus en anticipation. Les deux joueurs se complètent bien.
Prempeh s’est mis en évidence aussi. Qu’en pensez-vous ?
Il a une bonne base technique, un bon placement, une culture tactique. On devine qu’il est passé par un centre de formation. Sa relance, son impact athlétique sont des atouts et lui et Guy Blaise se complètent bien. Deux petits bémols : son manque de taille le gêne un peu dans le domaine aérien et il a pris un peu trop de risques. Deux ou trois sorties de zone un peu osées, où il a failli se faire contrer.
Sébastien Grandjean nous confiait qu’il le verrait bien en demi-défensif. Et vous?
Pas spécialement, non. Je trouve qu’il convient bien à ce poste.
Et vos anciens équipiers Gustin et Blaise, vous les avez trouvés comment?
Steve, égal à lui-même. Appliqué, il est monté quand il le devait. Mais un peu moins qu’avant. Il joue un peu plus à l’expérience et il faut dire que le joueur qui évolue devant lui (NDLR : Yéyé) ne libère pas souvent le couloir pour le laisser monter. Guy reste aussi une valeur sûre. Si les défenseurs centraux acquis ces dernières années ont bien réussi à Virton, c’est aussi grâce à lui. Il les aide bien, compense les erreurs de placement.
Surpris par l’assistance ?
Oui et non. On connaît l’engouement des supporters pour l’Excelsior. Mais 4 000 personnes, c’est quand même autant que tous les habitants de la ville. ■
En D3 avec Ath ?
Rentré à son domicile à 3h du matin après ce derby, Manu Coquelet était sur le terrain 12 heures plus tard pour prendre difficilement la mesure d’Appelterre dans le match des extrêmes en Promotion A (1-2). « Je n’ai pas marqué, mais j’ai signé un assist », précise l’ex-Virtonais qui a inscrit 4 buts jusqu’ici et compose le tandem d’attaque avec Alliotte, l’ancien de Péruwelz. Son équipe, les Géants Athois, mène la danse dans la série, précédant Ypres au nombre de succès et Mouscron-Péruwelz de cinq points. « Le titre se jouera sans doute entre ces trois-là, dit-il. Notre club ambitionne de monter. » Et lui ? «À 35 ans, on ne fait pas trop de projets à long terme. On verra en fin de saison, mais pourquoi pas? Mon boulot me permet de m’entraîner, d’être libre le week-end.» Son travail ne l’oblige plus en effet à filer de stade en stade chaque week-end pour visionner des joueurs. « Je suis désormais à la cellule de recrutement vidéo. On complète les rapports de nos scouts par des avis basés sur des vidéos. On visionne énormément de matches, on procède à des montages et on remet des rapports écrits à notre supérieur. On en discute aussi avec le staff technique. »
Daniel Jonette
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Vestiaires
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Pour le show! Quand les lampes se sont éteintes à quelques minutes du coup d’envoi, beaucoup dans les tribunes ont pensé que c’était volontaire, qu’il y aurait un show lumineux à l’entrée des équipes. Alors qu’il faut généralement une bonne dizaine de minutes pour relancer l’éclairage des projecteurs…
Fair-play Petit conciliabule entre Germain Sorée et Thierry Siquet alors que le stade est plongé dans le noir. – «On va gagner 0-5 ? » – « Non, non, président. On sera fairplay, on fera rejouer le match.» – « Oui, c’est mieux. » Sympa, mais le règlement n’aurait pas autorisé la remise. Si l’éclairage n’avait pas été rétabli avant une demi-heure, Virton se serait incliné par forfait. À propos de Siquet encore, on notera qu’il a pris la peine d’aller féliciter les deux jeunes joueurs de Virton mis à l’honneur au coup d’envoi parce qu’ils sont retenus en équipe nationale. Il s’est entretenu quelques instants avec ceux-ci tandis qu’ils attendaient le début de rencontre dans la salle de réception des joueurs.
Gare à Namur! Si Philippe Emond, président de Virton, se félicitait bien évidemment de l’engouement généré par cette partie et de l’ambiance exceptionnelle qui a régné, il se projetait aussi sur l’avenir. Le prochain match contre Namur en particulier : « Le match piège par excellence. Après un tel rendez-vous et face à une équipe mal classée, on s’expose inévitablement à un relâchement. »
Plus près des 4 000 À propos de l’assistance, si les chiffres communiqués pour Virton – Eupen en 2001 et Virton –Liège en 1986 étaient moins précis, le président virtonais est quand même convaincu qu’il s’agit bien d’un record cette fois. « Parce que tant contre Eupen que face à Liège, nous étions plus près des 4 000 que des 4 200 spectateurs.
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VIRTON 2 – BERTRIX 1
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« J’aurais aimé un score de 3-3 »
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Une reconversion chasse l’autre. Marcel Javaux s’est mué samedi en consultant de TV Lux. Avec brio d’ailleurs. Il aurait aimé un nul au final.
Marcel Javaux, vous allez réellement finir par rendre Stéphane Pauwels jaloux ?
Je ne sais pas, mais je peux vous dire que j’ai vécu une chouette expérience aux côtés de Pascal Noirhomme. Celui-ci et Pascal Belpaire n’avaient pas l’air trop déçus de ma prestation. Personnellement, je n’ai pas encore revu le match; j’attends une copie avant de me prononcer.
On vous sait très proche de Bertrix et de sa direction. Le résultat vous a donc déçu ?
J’aurais aimé que le marquoir affiche 3-3 au final. Pas spécialement parce que je suis, effectivement, plus proche de personnes comme Denis Collard, Franky Martins de Sa ou Germain Sorée, mais tout simplement parce que c’eût été le couronnement d’une fête exceptionnelle pour notre football provincial. Mais ne parlons pas de déception ! Quand on peut assister à une telle soirée, avec un tel fairplay aussi, on ne peut qu’être ravi. Quelle ambiance! Et puis quel respect entre les deux adversaires, entre les kops. Voir les supporteurs bertrigeois applaudir à tout rompre les joueurs virtonnais et inversement, ce sont des images qui doivent faire le tour du pays.
Un mot quand même sur la prestation de Bertrix ?
Si les Baudets avaient entamé le match comme ils l’ont terminé, ils n’auraient pas été battus. Il est vrai aussi que Quéré et Martins de Sa ont transfiguré l’équipe à leur entrée. Je pensais d’ailleurs que Frankie Quéré allait entamer la partie, même s’il ne joue pas beaucoup.
Vous estimez que Bertrix s’est montré trop prudent au début ?
La première période, dans l’ensemble, a été très partagée avec deux adversaires qui s’observaient. Mais je ne donnerai certainement pas tort à l’entraîneur, dans la mesure où Bertrix gagne presque toujours. Et un entraîneur qui gagne a toujours raison. Et puis, on l’a vu dans le final. Physiquement, les Bertrigeois sont au top. Dommage toutefois qu’un Lecomte n’ait pu disputer ce derby. À l’instar de Meunier et sans dénigrer le moins du monde ses équipiers, le Sedanais peut renverser un match à lui tout seul.
Vous ne craignez pas que cette défaite en derby ne fasse retomber le soufflé ?
Certainement pas ! N’oubliez pas que Bertrix n’est nullement candidat à la montée. Ce qu’il démontre depuis son entrée en D3 est tout bonnement fantastique, mais le plus important, c’est de continuer à travailler en pensant déjà à la seconde année à ce niveau, car en règle générale, l’année qui suit une montée s’avère plus compliquée.
Par contre, vous espérez bien retrouver Virton en D2 ?
C’est tout le mal que je souhaite au peuple vert. Avec le noyau dont il dispose, Virton doit viser le titre. Avec Prempeh, Meunier et Bison, l’Excelsior dispose d’un élément audessus du lot dans chacune des lignes. Il ne faut donc pas que certains viennent piller ce noyau au mercato. ■
Francis Collin
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“Le titre avec Virton avant d’aller en D1…”
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Thomas Meunier (19 ans) a, une fois de plus, fait étalage de tout son talent
VIRTON Auteur du premier but dans le derby au sommet face à Bertrix, Thomas Meunier a donc placé l’Excelsior Virton sur la voie du succès (2-1). “J’étais très motivé à l’idée de jouer ce derby, d’autant plus qu’il y avait beaucoup de monde. Ce but, mon sixième de la saison, m’a fait le plus grand bien au moral car ce n’est jamais évident de revenir dans le coup après une blessure.”
Cette victoire en poche, les Virtonais ont consolidé leur statut de leader. “On ne peut plus se cacher, c’est clair et net, on vise le titre. On est à la moitié du championnat et on a prouvé qu’on était capable de faire la différence contre tous nos adversaires. On est bien parti, même si rien n’est acquis.”
Ceci dit, il faut aussi souligner la bonne réplique offerte par les Baudets. “On a su concrétiser le peu d’occasions qu’on a eues. Mais Bertrix a proposé un football de très bonne qualité et c’était un match très engagé. C’est sûr, un partage n’aurait pas été volé. Mais on a eu un peu de bol. Peut-être est-ce la chance du champion…”
Sur un plan personnel, Thomas Meunier a une nouvelle fois sorti une prestation de haut vol. De quoi attirer le regard de plusieurs clubs de D1. “Je sais que je suis suivi”, poursuit celui qui a débuté à Sainte-Ode avant de finir sa formation au Standard. “J’ai déjà lu ou entendu que des clubs comme Zulte, Anderlecht ou Westerlo me suivaient. Ça fait plaisir, mais je n’ai eu aucun contact plus avancé. Je me focalise sur Virton, même si j’ai l’ambition de jouer le plus haut possible et donc en D1.”
Un départ au mercato ne semble donc pas à l’ordre du jour. “On vit quelque chose de fabuleux avec Virton. Une saison comme celle-ci, je n’en vivrai peut-être pas deux. Pour pouvoir quitter Virton et rejoindre un club de D1 la conscience tranquille, je veux d’abord être champion avec l’Excel.”
Benoit Aerts
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