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Le Défi Foor : U10 Virton

Le défi foot de Tv Lux et Fred Lambert était de passage du côté du centre de formation de l’Excelsior! Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, voici la vidéo. Source : www.tvlux.be

[La Meuse] « Il n’y aura pas de flop cette saison »

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Il n’y aura pas de flop cette saison

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Comme annoncé depuis le début du mercato, l’Excelsior Virton ne recourra pas au marché hivernal cette année. Sans départ, le club ne transférera personne et comme tout le monde devrait rester… Alors on entend d’ici certains supporters se plaindre de ne pas avoir vu débarquer le goléador tant espérer. Mais en même temps, lorsqu’on jette un petit coup d’œil dans les archives, on se dit que ce n’est pas plus mal. En effet, pour trouver trace d’un “transfert hivernal” qui s’est révélé être un vrai renfort, il faut remonter à janvier 2007 et l’arrivée de Stéphane Van De Sande en provenance du Swift Hesperange. C’est bien simple, depuis lors, on n’a pas assez des cinq doigts d’une main pour recenser les flops hivernaux. Souvenez-vous, entre autres, des Shiva N’Zigou, David Thibaud, Romain Andres, les arrivées de ces deux dernières années, qui ont renforcé la ligne d’attaque gaumaise pour au final, un seul but inscrit, inutile en plus, lors du tour final la saison dernière. «

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[SudPresse.be] Officiel, Virton gagne sur tapis vert contre Waregem

 

Waregem s’était pourvu en appel suite à la décision de l’Union Belge d’infliger un score de forfait au club flandrien pour avoir aligné trois joueurs non-qualifiés lors du match à Virton le 3 décembre dernier.

L’appel était jugé ce vendredi et l’Union Belge a décidé de rester sur sa décision. L’Excel remporte donc cette rencontre sur le score de 5-0.

Source => http://www.sudpresse.be/sports/foot_belge/division_3/2012-01-27/foot-d3a-officiel-virton-gagne-sur-tapis-vert-contre-waregem-934484.shtml

 

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[La Meuse] Virton déploie ses ailes.

Virton déploie ses ailes

 

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Critiquée depuis de nombreuses semaines, la ligne offensive virtonaise a répondu de bien belle manière à ses détracteurs ce dimanche en enfilant les buts comme des perles face au voisin de Bleid. Au sein de cette ligne, on a retrouvé un Julien Fostier et un Jordan Yéyé au sommet de leur art. Les pauvres Negi et Thiam doivent encore en cauchemarder! La question que tout le monde est en droit de se poser maintenant est: est-ce que ce derby était un “one shot” ou alors le public va-t-il à nouveau pouvoir se régaler comme ce fût le cas par le passé? Face à Bleid, comme contre Bertrix une semaine plus tôt, l’Excelsior a retrouvé des vrais joueurs de flanc capables de faire la différence. Le retour du “football spectacle” au Faubourg?

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S’il n’a pas marqué, Jordan Yéyé a tout de même dégoûté l’arrière-garde des Panis ce dimanche

1 “Il faut encore croire au titre de champion”

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Pour sa première titularisation depuis la mi-novembre, Jordan Yéyé a montré toute l’étendue de son talent.

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Jordan, Virton a enfin répondu offensivement à l’attente ce dimanche…
C’est une grosse satisfaction tant sur le plan individuel que collectif. On a produit le jeu que les supporters attendent depuis un moment. C’est notre bonne résolution pour 2012 (rires).
Comment expliquer que tout a si bien tourné dans ce match. Il n’y a pas que la faiblesse de l’adversaire…
Non. Ona travaillé dur toute la semaine pour préparer ce match. D’entrée nous avons imposé une grosse pression au FC Bleid. Nous n’avons pas laissé jouer les Panis. En plus,c’était un derby,un match où l’engouement est énorme. Et pour un joueur, c’est génial de pouvoir jouer ce genre de rencontres.
Vous sortez toujours des grandes prestations lors des derbies, avec souvent des buts ou des actions décisives à la clé.Mais pour quoi n’affichez- vous pas toujours la même envie?
Un derby est un match spécial. Avant ce type de rencontre, on se met une pression positive en plus sur les épaules. C’est le genre de rencontre où il faut se montrer. Pour un autre match, je ne dis pas que c’est plus difficile de se motiver mais on a tendance à laisser 20-30 % au vestiaire. C’est d’ailleurs ce que le coach nous reproche. A ce niveau-là, il est très exigeant avec nous. Et c’est nécessaire… Car, si vous n’êtes pas à 100 % et que le match ne tourne pas en votre faveur, vous allez nourrir des regrets.
Virton a sorti un gros match mais il ne faut pas s’enflammer. Le plus dur sera de confirmer…
C’est certain. Il ne faut pas penser que tout va aller et qu’on va mettre cinq buts à tous les matches. Il faudra afficher la même hargne face à Deinze et pour ce faire, il n’y a pas de miracle il va falloir travailler dur.
Avec 13 (ou 10 selon l’appel de Waregem) points de retard sur Mouscron, croyez-vous encore au titre?
Bien sûr! Nous sommes capables detout.Pourmoi,tantquecen’est pas mathématiquement fini on doit y croire sinon cela ne sert à rien de poursuivre la saison. Il faut
engranger le plus de points possibles et si malgré ça, nous n’accrochons pas le titre, il faudra tout donner pour le tour final. On se doit de finir la saison en boulet de
canon, histoire d’aborder le tour final en confiance. Cela permettrait aussi d’être meilleurs que la saison dernière. «
STÉPHANE MARCHESANI

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Julien Fostier était dans tous les bons coups face à de très faibles Panis

2 “C’est notre match le plus abouti de la saison”

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Julien, peut-on parler du meilleur match de la saison pour Virton?
On peut. C’est le plus abouti en tout cas.Ona déjà fait des bonnes rencontres mais sans maîtriser le sujet debout en bout.Ici,on a eu la mainmise sur la rencontre de la
première à la dernière minute.On peut parler de notre match référence.
Sur le plan personnel,êtes-vous pleinement satisfait de votre prestation?
Je me sentais très bien sur le terrain. Mais c’est aussi grâce à mes équipiers. Quand toute l’équipe tourne bien, c’est plus facile de jouer. Mon principal problème,
c’est que je suis irrégulier.Il m’arrive d’avoir des hauts et des bas,même lors d’une seule rencontre. Sur ce derby, j’ai été constant. C’est aussi grâce au coach qui chaque semaine me fait la balance de ce qui n’a pas été et ce que je dois améliorer.
Justement, Frank Defays dit qu’avec Yéyé et Saintini, vous gardez 20 % en poche. Que vous jouez à 80 et pas à 100%. Êtes-vous conscient que vous pouvez apporter plus?
C’est sûr. Mais, en règle générale, on peut toujours donner plus. Le coach insiste sur le fait que nous devons être à 100 %. Il faut toujours tout donner quitte à être cuit à la 75e. De toute façon, l’effectif est assez complet en quantité et qualité pour pallier à ça.
En conférence de presse, votre entraîneur a aussi dit que le travail défensif était assimilé et que vous commenciez à bosser l’animation offensive. Dès lors, peut on s’attendre à voir plus souvent ce genre de prestation lors du deuxième tour?
Défensivement,on a bien assimilé ce que voulait l’entraîneur.On sait bien défendre ensemble. D’ailleurs, nous n’encaissons plus trop de buts. On répète les gammes offensives et cela s’est vu contre Bleid. Maintenant, il faudra confirmer ça. L’entraîneur demande beaucoup de mobilité et de déplacements surtout des joueurs de flanc. Il veut qu’on centre et amène le ballon devant le but pour nos attaquants.
Vu ce que les consignes du coach ont donné sur le plan défensif, on peut espérer revoir du spectacle à Virton…
C’est sûr que si on attaque aussi bien qu’on défend, on réalisera quelquesbons matches d’ici la fin de saison. Cela doit commencer par une confirmation sur le terrain de Deinze

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DEFAYS EST SATISFAIT DU SECTEUR OFFENSIF

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“On récolte les fruits”

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Si la défense a été son premier grand chantier et sa première belle réussite, Frank Defays semblait il y a peu avoir du pain sur la planche offensivement.“Face à Bleid, j’ai vu tout ceque je demandais à ce niveau ”, précise l’entraîneur gaumais. “C’est ce qu’on cherche à voir depuis des mois. On a constaté sur le terrain que les joueurs reproduisaient des mouvements répétés la semaine. Cela me laisse donc penser qu’on risque de récolter les fruits de notre travail. ” Et comme tous les observateurs attentifs de ce match, l’entraîneur virtonais est satisfait de l’apport de ses flancs: Julien Fostier et Jordan Yéyé. “Je suis quasi sûr qu’il y a un mois ou deux, Julien ne marquait pas parce qu’il n’aurait tout simplement pas tiré. On l’a vu à Bertrix, sur le 2e but il a bien centré au bon moment. Pourtant, dix minutes plus tôt ,il avait tenté le crochet… Quant à Yéyé,on le sait qu’il peut apporter beaucoup mais vous savez, quand on ne peut pas l’utiliser… S’il continue à jouer comme ça, il se fera remarquer positivement.
” «
S.M.

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[L'Avenir] Les bonnes résolutions de Yéyé

Les bonnes résolutions de Yéyé

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En deux rencontres, Virton a inscrit plus de buts que sur l’ensemble des dix dernières. Un regain offensif qui coïncide avec le retour de Jordan Yéyé.

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Jordan Yéyé, en inscrivant cinq buts au FC Bleid, vous avez enfin pu rassasier vos supporters.

Cela fait énormément plaisir et c’est bon pour la confiance. On avait à coeur de les satisfaire. Le coach a donc quelque peu changé le système et on a travaillé ça à l’entraînement. On doit maintenant essayer de plus écarter le jeu et de proposer un meilleur football. Faire plaisir aux supporters, c’est notre résolution de 2012.

Le pauvre spectacle proposé jusqu’ici avait tendance à vous inquiéter ?

Bien sûr que ça me tracassait. Comme ça tracassait le coach. Surtout que j’ai dû vivre les dernières rencontres depuis la tribune. J’y ai entendu énormément de critiques. Cela ne fait pas plaisir. Mentalement, ce n’est pas facile. J’en ai un peu marre de toujours entendre parler de la saison passée. On travaille à l’entraînement, il fallait juste que ça porte ses fruits en match.

Ce dimanche, ce sont surtout vos quinze premières minutes qui ont été impressionnantes.

Même moi, en tant qu’acteur, j’ai été un peu surpris. Bleid n’arrivait pas à sortir, à produire son jeu. C’est un peu l’inverse des semaines précédentes. Virton était alors notre adversaire et nous étions dans la peau de Bleid.

Vous avez aussi presté contre un adversaire d’un faible niveau, non ?

Je ne veux pas juger la prestation de l’adversaire. Ils ont leurs propres soucis.Mais si Bleid a montré de telles faiblesses, c’est aussi à cause de notre jeu. On a su les presser jusqu’à ce qu’ils soient à bout de souffle.

Le faible rendement des attaquants a souvent été pointé du doigt cette saison, mais c’est toute l’animation offensive qui faisait défaut. Vous partagez cet avis ?

Oui, si on ne prend pas beaucoup de buts, offensivement on a eu du mal cette saison. Notre moyenne doit être d’un goal parmatch, c’est trop faible. On doit continuer de travailler collectivement et se montrer plus opportuniste. C’est une autre résolution de 2012. On vient d’ailleurs d’inscrire sept buts en deux rencontres, c’est de bon augure.

Quand on l’écoute parler, on a l’impression que votre coach est fort exigeant avec les joueurs au profil plus technique comme vous, Julien Fostier ou Rudy Saintini.

Il nous demande beaucoup par rapport à nos qualités, à notre expérience. C’est logique. Si on a un potentiel de 200 %, ce n’est pas normal d’en garder 50 en poche. Il veut qu’on soit à 300 %.

La dernière fois, vous nous aviez avoué avoir compris la leçon au sujet des exclusions, vous avez repris quatre matches de suspension depuis. Cela commence à faire beaucoup.

Je sais. C’est mental, je dois parvenir à faire la différence entre ce qui se passe sur le terrain et en dehors, parvenir à garder mes nerfs. Contre Tournai, c’était une nouvelle erreur de jeunesse, surtout qu’on menait au score. Mais ça ne me fait pas plaisir de rester quatre matches en tribune. Je ne suis pas un joueur méchant. Je me suis donc à nouveau remis en question. Je dois me contrôler, surtout que je suis en quelque sorte fiché à la fédération et qu’ils ne me feront pas de cadeau.

M.Gol

 

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“Le coach a raison”

 

Actif, batailleur, impliqué dans plusieurs actions, Julien Fostier n’avait plus affiché autant d’allant depuis ses premières apparitions à Virton, quand l’Excelsior enchaîna dix succès de rang. Une véritable métamorphose, qui demande confirmation. «En appliquant les consignes du coach, je me rends compte que celui-ci a raison, dit le jeune Messin. J’essaie d’emmagasiner ces conseils tous les jours, de corriger ainsi les défauts qui font en sorte que je suis un cran en dessous. Ce dimanche, ça s’est bien passé, mais c’est peut-être aussi parce que toute l’équipe a bien joué.»

M.Gol

 

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« Pas en trois ou quatre séances »

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Lucas Plautz n’a pas bien dormi. «C’est dur après un tel match, avouait le médian français hier, après la séance de décrassage et le débriefing orchestrés hier matin par Lionel Charbonnier. Je m’attendais évidemment à souffrir devant Virton dont on connaît les qualités, mais je m’attendais aussi à ce qu’on puisse leur poser plus de problèmes. Ce qui n’a pas fonctionné ? On n’a pas su mettre en place la tactique et le jeu proposés par notre coach. On n’a pas respecté les consignes et ainsi facilité la tâche des Virtonais. Peut-être qu’il y avait de l’appréhension aussi, et donc trop de pression, pour ce premier match. Comment remédier à ça ? Il faudra un peu de temps, ça ne se fait pas en trois ou quatre séances tactiques.» L’ex-Strasbourgeois, qui réside désormais avec d’autres joueurs à Halanzy, a eu vent des propos tenus par Lionel Charbonnier en conférence de presse. Équipe B, problématique des centres de formation et on en passe. «Mais après un 5-0, dans un derby où on a eu l’air de fantômes, c’est logique qu’il tienne de tels propos. En même temps, s’il est là, c’est qu’il nous fait confiance. On est bien conscient que l’équipe est loin d’être complète. À nous de lui montrer que nous sommes capables de bien assimiler ses conseils. » Plautz garde confiance. «Si ce n’était pas le cas, on s’écroulerait , conclut-il. Avec l’envie qu’affiche le coach, on a envie de le suivre. Les résultats des deux prochains matches seront importants. » Contre Ath, qui vient de signer un 10/15, puis chez le leader mouscronnois, ce ne sera toutefois pas de la tarte.

D. J .

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Vestiaires

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« Ils avaient l’air cuits » Mathieu Godart, avec d’autres anciens du FCBleid, a suivi ce derby. «Ce quim’a frappé, dit le néo-sociétaire du club de Rodange, c’est que les joueurs de Bleid me sont apparus rapidement fatigués.Ils avaient l’air cuits. Dans la vivacité, dans les duels, ils n’ont jamais su s’opposer valablement aux Virtonais. Ils doivent peut-être les nombreux entraînements qu’ils ont eus depuis la reprise. Ce changement de régime, il faut l’assimiler. En plus, cette défense n’avait aucun automatisme. Ossete a été longtemps blessé, N’Zita n’a pas beaucoup joué au 1ertour, Thiam disputait son premier match et Negi n’évolue généralement pas à gauche. Et comme Virton a rapidement creusé l’écart, ils n’ont même pas pu se rebooster à la pause. D’après ce que certains joueurs m’ont dit, ceux qui vont arriver ont du potentiel. Il faudra peut-être attendre quelques semaines avant de juger.»

 

Quadruplé pour Coso Renaud Coso a fait fort pour son premier match, amical, sous les couleurs de Rodange : il a inscrit quatre des cinq buts de son équipe face à Audun-le-Tiche. Gérouville a joué aussi, pas Godart légèrement blessé à la cuisse. De toute façon, celui-ci ne jouera pas cette saison, le règlement grand-ducal n’autorisant que l’utilisation de deux recrues au mercato.

 

Amicaux Comme il n’y a pas de matches le week-end prochain en D3, Virton se rendra mercredi (19h30) à la Jeunessed’Esch, l’équipe drivée par Sébastien Grandjean. Le même soir, à 20h,Bleid accueillera le CSO Villerupt.

 

«La Marseillaise, extraordinaire» «Je trouve extraordinaire qu’on chante la Marseillaise ici, expliquait Stépfan L’Hermitte, journal de L’équipe Magazine présent dimanche à Virton. J’ai passé un super après-midi. Dans le foot de haut niveau, il n’y a quasiment plus d’émotions. Les pros oublient d’être heureux ou malheureux. Ici au moins, il y a de l’émotion, de la vie, de l’ambiance et le jeu n’était pas fermé. Le niveau de la D3 par rapport au National? C’est difficile à dire car Bleid était très faible. Virton développe un jeu simple, efficace, qui va vite vers l’avant et on voit que des joueurs ont du ballon. Je me demande s’ils arriveraient à construire de la sorte face à un adversaire plus solide. Ils ont un peu trop relâché la pression après la pause, il n’y avait plus assez de soutien aux attaquants.»

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[La Meuse] Charbonnier : “Sans renforts, je m’en vais”

Charbonnier : “Sans renforts, je m’en vais”

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L’entraîneur français de Bleid en voulait plus à ses dirigeants qu’à ses joueurs


 

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Limitée à 13 joueurs, l’équipe de Bleid est apparue fort faible hier face à un Virton, lui, assez étincelant. “Il reste beaucoup de boulot” confessait logiquement Lionel Charbonnier après la rencontre. Ce dernier attend les renforts qu’on lui a promis… et qui n’arrivent pas. Et s’ils ne sont pas là d’ici la fin du mercato, le Français pourrait partir.

 

1 Le derby: “Je m’y attendais ”

 

En début de match, pendant une grosse dizaine de minutes, l’équipe panis a semblé bien en place et organisée. Puis tout s’est écroulé. Elle a été submergée par des Virtonais qui s’infiltraient de toutes parts. “Je m’y attendais. Je l’avais d’ailleurs dit avant la rencontre (NDLR: voir notre édition de samedi)”glissait Lionel Charbonnier, l’entraîneur panis. “Quand cela devient difficile, les joueurs ont tendance à tomber dans leurs travers. C’est ce qui est arrivé. On n’a pas vu notre véritable jeu. On a encore besoin de quatre ou cinq matches… Mes joueurs ont sans doute pris un coup au moral. Mais ils ne trichent pas. Ils ont fait ce qu’ils pouvaient, même si ce ne fut pas suffisant. Ils ont un déficit technico-tactique mais aussi dans les duels physiques. Quand un de mes joueurs rentrait dans un Virtonais, il reculait de trois mètres… C’est bien simple, je ne pense pas  qu’on ait gagné un duel. ”

 

2 Seulement 13 joueurs aptes: “ Inadmissible ”

 

Comme il l’avouait lui-même après la rencontre, Charbonnier avait tenté, avant la rencontre, de brouiller les cartes, sous-entendant que certains joueurs auraient pu être qualifiés en dernière minute. Il n’en était rien. Si les Panis avaient couché 15 noms sur la feuille, il n’y avait que 13 éléments valides… dont deux gardiens. “Quand on évolue en nationale, c’est inadmissible! ” pestait l’ancien gardien. Charoy, sur le banc, s’était blessé le samedi à l’entraînement (grosse entorse) tandis que le nom de Cayan Drfirus, également remplaçant, ne disait rien à personne. “Je ne le connais pas non plus. J’ai fait la sortie de la messe et j’ai été voir au café pour trouver un 15e homme. Vous voyez, j’en suis là ” souriait (jaune) l’entraîneur français avant de préciser: “C’est évidemment pour rire. Il s’agit d’un jeune du club. ”

 

3 Les recrues: “Beaucoup de belles paroles… ”

 

“C’était pratiquement mon équipe B ce dimanche. C’était utopique d’espérer gagner… ” continuait Charbonnier. On le sent, il en veut plus à ses dirigeants qu’à ses joueurs. Les discussions d’après-match ne laissaient pas planer le doute. “On a clairement vu ce dimanche là où on devait se renforcer. Il nous faut un attaquant, un vrai stopper derrière, deux flancs, et quelqu’un qui sait tenir le ballon au milieu. Je ne suis pas Gargamel (NDLR: il veut dire par là qu’il n’est pas un sorcier). Difficile de faire une mayonnaise sans oeufs, sans huile, sans moutarde,… Les dirigeants sont intelligents, ils ont aussi vu nos faiblesses. On verra maintenant s’ils sont capables d’y remédier… Depuis que je suis arrivé, j’ai entendu beaucoup de belles paroles mais je préfère les actes. Et ce que je vois, c’est les renforts ne sont pas là. J’ai donné tous les renseignements sur le recrutement que je voulais, les noms, numéros de téléphone,… On me dit que les joueurs sont à Paris, dans un avion,… Mais moi, je les veux ici! Il ne faut pas qu’on m’envoie dans le mur… ” Lorsqu’on lui fait remarquer que cela ressemble à un petit ultimatum, il explique:“Non, mais il faut arrêter de jouer avec mes pieds. J’ai prévenu mes dirigeants dès le départ, si les renforts n’arrivent pas (NDLR: le mercato se termine le 31 janvier), je pars! Il y a une clause libératoire dans mon contrat. Mais cela doit s’arranger. Je suis là pour rester et je ne veux pas abandonner mes joueurs. ” «

JULIEN CARETTE

 

La reaction du president Sellier

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“Comment lui donner tort”

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Lorsqu’on lui signala les paroles de son entraîneur, Grégory Sellier, le président panis, ne put qu’acquiescer. “On le comprend. Et comment lui donner tort au vu du match… ” Mais à l’heure actuelle, le seul renfort supplémentaire officiel par rapport à dimanche se nomme Bertrand Ketchanke, le défenseur mauritanien de 31 ans. Pourquoi donc les renforts dont on parle pour certains depuis près d’un mois ne sont pas encore là ? “On a beaucoup joué de malchance… Par exemple, le défenseur tunisien Amine Kamoun est toujours dans son pays. Il s’est blessé lors de son dernier match là-bas et ne viendra que quand il sera rétabli… Mais les deux Tahitiens sont bien à Paris et doivent arriver cette semaine. Bebey, lui, n’a pas encore signé mais va le faire… Le coach est, lui, sur un attaquant qui a joué en L1 et L2.On essaie de faire au plus vite. ”Cela urge, le mercato se termine dans une semaine. « J.C.

 

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“Un jour où tout nous réussit”

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A l’image de toute l’équipe virtonaise, Gary Raboteur a brillé dans le milieu

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A l’image de toute son équipe qui a dominé les débats de la tête et des épaules, Gary Raboteur a livré une toute bonne prestation pour son quatrième match dans la ligne médiane. Il s’est même permis d’ouvrir le score et de marquer ainsi son premier but de la saison. Une réalisation qui a mis les Verts sur les bons rails.

 

Gary, voilà votre premier but de la saison!

Et comme l’an dernier, c’est un but avant bien d’autres. J’avais ouvert aussi le score contre Ternat et nous nous étions imposés 5-0. On ne verra donc jamais dans la presse un titre: Raboteur offre le derby à Virton (rires).

Premier but de la saison qui en appelle d'autres pour Gary Raboteur

Le public s’est plaint souvent du spectacle, ce dimanche, il en a eu pour son argent?

J’espère. Il faut dire que notre public est quand même exigeant. Donc, quand on gagne, on entend souvent que c’est parce que l’adversaire était faible. De toute façon, le coach nous dit toujours de ne pas prêter attention à ce qui se passe à l’extérieur. On travaille la semaine et ça porte ses fruits. On a vu dans ce match qu’on commence à assimiler ce qu’on travaille depuis six mois avec le coach.

On avait le sentiment que rien ne pouvait arriver à Virton…

On ne va pas gagner 5-0 toutes les semaines. On a affronté un adversaire qui reprenait la compétition, il n’avait peut-être pas les jambes. Et puis, on a été dans un jour où tout nous a réussi.On l’a vu sur le but de Julien (Fostier) qui prend un rebond pour rentrer.

Au niveau personnel, on a l’impression que votre paire axiale formée avec Dupuis marche de mieux en mieux au milieu…

Je commence à retrouver mes repères et, physiquement, je me sens mieux. Nous sommes complémentaires. Simon prend tout de la tête et moi, je ramasse les miettes. Comme on dit, nous sommes le marteau et l’enclume. Enfin, moi, je suis le marteau, j’y vais par à-coups, plusieurs fois. Lui, c’est l’enclume car il y va d’un coup et quand c’est le cas, il ne fait pas les choses à moitié (rires).

Le week-end prochain vous serez au repos…

C’est sûr que c’est toujours mieux d’enchaîner quand on est sur une bonne série. Mais cela nous donnera deux semaines pour préparer le  déplacement à Deinze. Personnellement, je suis revanchard car on n’a vraiment rien montré à l’aller (NDLR: défaite 0-1). Nous étions amorphes.

Enfin, pas trop déçu de ne pas avoir décroché la deuxième tranche?

Non. Nous n’en parlons pas. Et puis, pour moi, tranche ou pas tranche, je m’en fous. Le principal c’est qu’en fin de saison on soit au tour final. «

 

STÉPHANE MARCHESANI

 

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Les bulletins

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RE Virton

6 HURBAIN. Le portier local a fait ce qu’il fallait, c’est-à-dire pas grand-chose.

6 GRÉVISSE. À part quelques tacles, il a passé une après-midi très calme.

6 BLAISE. Le capitaine a joué dans un fauteuil.

6 BOJOVIC. Comme son compère, il n’a pas dû user de ses talents pour museler Koudaya. Il en a profité pour mettre son 6e but en match officiel pour Virton.

6 LAZITCH. Comme les autres défenseurs, il n’a pas vraiment eu de souci avec son opposant direct.

7 DUPUIS. “ Scholes” a remporté presque tous ses duels avec les médians panis.

7 RABOTEUR. En plus d’un gros abattage dans le milieu, il a débloqué le derby et son compteur but.

8 YÉYÉ. Il s’est véritablement promené et a fait de Thiam “ sa chose”.

8 FOSTIER. Lui aussi en grande forme, il a ponctué sa prestation par un but.

6 KEITA. Il a posé énormément de problèmes à la charnière Osette-N’Zita. Toutefois, il aurait pu être plus efficace.

7 MOLNAR. Comme d’habitude il n’a pas laissé respirer la défense adverse une seule seconde. Après deux belles actions stoppées par Sommer, il a enfin fait trembler les filets.

 

Remplaçants

NC EMOND, SAINTINI

NC MAIA. Présent seulement six minutes sur le terrain, l’ancien champion du monde U17 a quand même eu le temps pour planter son petit but.

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FC Bleid Gaume

 

5 SOMMER. Il a sorti deux ou trois très beaux arrêts à 0-0 et 1-0. Et il ne peut rien sur les cinq buts qu’il a encaissés.

4 THIAM. Comme Negi sur l’autre flanc défensif, il a eu beaucoup de mal avec Fostier et Yeye. Toutes les balles dans leur dos ont fait très mouche ou presque…

4 N’ZITA. La paire qu’il forme avec Osette n’a pas rassuré du tout. Bleid a vraiment besoin d’un vrai stopper.

3 OSETTE. Pas mal d’erreurs à gommer s’il veut évoluer en défense centrale. Pour le reste, il a encore quelques kilos à perdre…

4 NEGI. Le public a pu se rappeler pourquoi on le surnomme “ la tronçonneuse” : Quelques grosses fautes, un penalty commis et une carte jaune.

4 PLAUTZ. Mangé le plus souvent par le milieu de terrain virtonais. Sa mauvaise passe permet à Fostier d’inscrire le 2-0.

4 KIRCH. A l’image de toute l’équipe, on ne l’a pas vraiment vu. Ce garçon peut beaucoup mieux, il l’a déjà montré.

4 ABDELKADOUS. Comme Plautz, il a été mangé au milieu par la paire Dupuis – Raboteur.

4 BROUNOU. N’a rien apporté…

3 SCHOUMAKER. On adore ce jeune garçon qui peut parfois amener une étincelle et vraie fraîcheur sur la pelouse mais hier, il fut fantomatique.

3 KOUDAYA. Placé en avant de pointe, il n’a pas dû remporter un seul duel face à la paire Blaise-Bojovic…

 

Remplaçants

NC OUSMANE SY.

 

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La rencontre en 4 questions

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Les meilleures 45 minutes de la saison

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1 La grande foule était-elle présente?

Ils étaient 1511 dans les gradins. Soit la deuxième assistance de la saison en championnat derrière les 1596 de l’autre derby face à Bertrix. Mais l’assistance “number one” reste la venue de Bruges en amical en avant saison: 1691.

2 Depuis quand Grégory Molnar n’avait plus marqué?

La dernière rose plantée par l’ancien attaquant de Dudelange remontait au dimanche 2 octobre sur le terrain de Verviers (succès 0-4 de l’Excel). Soit un peu plus de trois mois. Côté statistique,on notera aussi que c’est la première fois que Virton bat Bleid sur un tel score. Pour trouver trace d’un succès par cinq buts d’écart, il faut même remonter au 11 septembre 2010 et la venue de Ternat. Si Molnar n’avait plus marqué depuis une plombe, Gaël Maia a, lui, mis à profit sa montée au jeu de six minutes pour inscrire son premier but en championnat. D’une manière plus globale,on peut aussi noter que les Virtonais ont livré en première mi-temps leurs meilleures 45 minutes de la saison, avant de gérer tranquillement.

3 Que s’est-il passé au niveau de la tranche?

Alors que Virton pouvait encore remporter la deuxième tranche (dont c’était la dernière journée), de manière assez incroyable, le leader, Mouscron-Péruwelz, a pu jouer dès  samedi soir son match face à Heppignies. Les Hurlus ayant gagné 2-1, ils avaient remporté la tranche avant même le début du derby virtonais.

4 Comment le public a-t-il accueilli les Panis?

Il y a eu quelques coups de sifflets au retour du vestiaire des joueurs visiteurs, des chants du genre “Et un, et deux et trois zéro” ou “FC Bleid, tu dors” et une marche funèbre jouée à la trompette et reprise en chœur par le kop virtonais. Mais c’est resté très bon enfant. «

J.C. (AVEC S.M.)

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….Surprenant

 …..“L’Équipe Mag” était au stade

Il y avait une presse “internationale” au stade Yvan Georges. Le journal grand-ducal “Le Quotidien” avait fair le court déplacement afin de jeter un coup d’oeil sur le défenseur titulaire de leur équipe nationale, Guy Blaise. Plus surprenant, on retrouvait aussi dans la petite tribune de presse Stéfan L’Hermitte, un journalistede“ L’ÉquipeMag” (NDLR :le magazine qui accompagne chaque samedi le célèbre quotidien français L’Équipe). Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’était pas là pour voir l’ancien Champion du monde, Lionel Charbonnier. “Mais c’est une super-idée de sujet ” glissa-t-il, avant d’aller à la rencontre de l’ancien gardien. “Je suis avant-tout ici dans le cadre d’un reportage sur… Soufiane Kone. On compte faire une série sur les footballeurs qui ont eu des destins, on va dire… contrariés. ” L’ancien grand espoir français, aujourd’hui en prison pour cinq ans (condamné dans un trafic de drogue et d’armes), porta la tunique virtonaise pendant un peu moins de deux saisons de 2004 à 2006, jouant très peu. A noter que la série en question devrait aussi s’attarder sur un certain Tony Vairelles qui fit un test voici quelques semaines… à Bleid.« J.C.

 

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Réactions

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“NOTRE MEILLEURE MI-TEMPS? CE FUT PLUTÔT BON À L’ALLER AUSSI”

Greg Molnar avait loupé une occasion en or au match aller. Cette fois-ci, Sommer et le filet n'ont pu que consater les dégats.

Grégory Molnar (buteur Virtonais): “Après le succès à Bertrix, on a senti une autre osmose dans l’équipe. On avait hâte de reproduire du beau jeu fait de une deux, de dédoublements et des buts! Mon but? Comme à chaque fois qu’un attaquant est dans le doute et qu’il marque, cela fait vraiment du bien. En plus, cela tombe dans le derby c’est donc encore plus plaisant. ”

Philippe Emond (Président virtonais): “Je suis bien entendu heureux. C’est toujours bien de remporter deux derbies de suite. Ces succès arrivent à un bon moment tant pour le public que pour les joueurs. On attaque le 2e tour avec un groupe au complet ce qui met une concurrence positive dans le groupe.”

Michaël Negi (défenseur panis): “ Il n’y a rien à dire, le score reflète la physionomie du match. Nous ne les avons jamais gênés et de notre côté, on a souffert toute la rencontre. ”

Frank Defays (entraîneur de Virton) : “On ne connaissait pas grand-chose de notre adversaire. Et dans ce genre de match, c’est toi qui décide : soit tu laisses l’adversaire prendre confiance, soit tu fais en sorte qu’il se demande où il est. Mon équipe a fait ce qu’il fallait. Si c’est la première mi-temps fut notre meilleure de la saison? Au match aller, ce fut plutôt bon aussi. J’aurais préféré gagner 3-0 ce dimanche et 2-4 en septembre… ”

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Express

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Matagne. L’ancien entraîneur de Bleid tenait à réagir aux propos tenus par Lionel Charbonnier dans notre édition de samedi. Celui-ci expliquait que les joueurs étaient physiquement complètement à la rue et que selon lui, le nécessaire n’avait pas dû être fait durant l’été. “Notre préparation a été gérée par la société “ Pro Team ” qui s’occupe de clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Des tests poussés ont été faits, avec GPS, cellules de vitesse,… On ne peut donc pas dire qu’on a mal fait ça ” expliquait le Sedanais, aujourd’hui à la tête de Rodange au Grand-Duché. “ Charbonnier déclarait aussi que l’équipe de Bleid était tellement loin qu’elle ne finissait pas ses matches. Pourtant, au contraire, dans beaucoup de rencontres, on est parvenu à prendre des points dans les derniers instants. ”

Osette au resto. L’embonpoint du défenseur panis faisait un peu parler. Charbonnier en parla même en conférence de presse: “ Si j’ai fait les églises et les cafés pour trouver le jeune Drfirus (NDLR: voir en page 36), Christ, lui, j’ai été le chercher… au restaurant ” souriait-il, avant de redevenir sérieux: “ J’en ai parlé avec lui. Il a été longtemps blessé, cela lui a fait prendre du poids. Et encore, là, il a perdu… deux kilos. Il en reste un peu… Il n’avait pas forcément une bonne hygiène de vie. Il reste beaucoup de travail… ”

Charbonnier sur le banc. L’entraîneur français a passé toute la première mi-temps à encourager et replacer ses joueurs. Par contre, il est resté tout le deuxième “time ” assis sur son banc. “ C’était aux joueurs de se prendre en charge” expliquait-il.

Match amical. Au repos forcé le week-end prochain, les Virtonais vont peut-être avoir une partie amicale. “ Je vais en discuter avec Frank Defays ”, précise Philippe Emond. “On va essayer de trouver une équipe grand-ducale vu que nos voisins n’ont pas encore repris. ” Ce mercredi, l’Excel affrontera la Jeunesse d’Esch, le club de Sébastien Grandjean.

Molnar perfore le but. Sur son but, l’attaquant virtonais a transpercé le filet latéral. “ J’ai d’ailleurs eu peur que l’arbitre dise que la balle n’est pas rentrée”, précise le buteur. “ J’aurai vraiment eu l’air con à faire ma glissade alors que l’arbitre ne validait pas le but (rires). ”

Raboteur. “ Je tiens à préciser que je n’ai pas (encore) signé de prolongation de contrat. On en discute et c’est vrai que je me plais bien à Virton mais rien n’est encore officiel. ”

Loin. Avant le début de la conférence de presse, Frank Defays a l’habitude de plaisanter en demandant qu’on interroge d’abord son vis-à-vis, celui-ci ayant “ une longue route ”. Hier, ce ne fut pas le cas. “ C’est moi qui doit retourner le plus loin ” glissait le Namurois, faisant référence qu fait que Charbonnier habite Saint-Léger…

Maillots. Les Panis arboraient une nouvelle tenue ce dimanche: rouge et noir.

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[L'avenir] Une seule équipe sur le terrain: Virton-Bleid (5-0)

Une seule équipe sur le terrain

 

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Un ex-champion du monde avait le sourire sur le terrain. Mais ce n’était pas Lionel Charbonnier. Entré au jeu en fin de match, celui qui fut sacré avec les U17 français en 2001 a exploité son deuxième ballon pour apporter la touche finale à la prestation virtonaise hier. Prestation qui fut sans doute la plus convaincante de la saison, sur le planoffensif du moins. Car pour ce qui est du registre défensif, on peut difficilement émettre un jugement tant l’après-midi passé par l’arrière garde virtonaise fut tranquille. Dans un stade à 95 % virtonais, Bleid, en effet, n’a jamais été mesure d’inquiéter cet Excelsior-là, au point que l’issue de la partie ne faisait déjà plus aucun doute après une demi-heure à peine. Lionel Charbonnier avait averti que son équipe ne serait pas prête pour ce derby. Il n’imaginait sans doute pas que ce fût à ce point. Les Rossoneri, vêtus de leurs nouveaux équipements, ont affiché des lacunes tellement criardes hier que, sans renforts dignes de ce nom, on n’imagine pas qu’ils puissent assurer leur maintien à cet échelon. Mis d’entrée sous pression par des Virtonais nettement plus percutants que lors de leurs dernières apparitions et sacrément dominateurs dans les duels, les hommes de Charbonnier ont laissé apparaître des brèches béantes, surtout sur les flancs. Couverture mal assurée, positionnement inefficace, relances imprécises et on en passe : Bleid n’a pu faire que de la figuration dans ce derby à sens unique. À tel point que si l’Excelsior – pour lequel des éléments comme Fostier, Molnar ou Yéyé ont cette fois donné leur pleine mesure – avait continué à appuyer sur l’accélérateur après le repos, il aurait sans doute creusé un écart plus conséquent encore. Charbonnier eut beau s’époumoner au premier acte, abreuvant ses joueurs de conseils tactiques, rien n’y fit. L’ancien gardien d’Auxerre ne quitta d’ailleurs plus son petit banc après la pause, conscient de l’inutilité de ses réajustements. En face, Frank Defays avait toutes les raisons de se réjouir. Son équipe venait (enfin) de réussir la prestation qu’on attendait d’elle depuis longtemps. «Notre mi temps la plus convaincante ? Je pense que le match aller, à Bleid, était du même tonneau, répond-il. J’aurais d’ailleurs préféré qu’on n’en mette que trois aujourd’hui (NDLR : lisez ce dimanche) et qu’on en plante deux ou trois de plus à l’aller (NDLR : 2-2, pour rappel). On ne connaissait pas grand-chose de ce Bleid new-look si ce n’est qu’il est en pleine reconstruction. Partant de là, il nous appartenait de déterminer la physionomie de la partie. Ce que mes joueurs ont réussi en mettant la pression d’emblée. Leur premier quart d’heure a été assez impressionnant. Je rappelle que notre équipe devait, elle

 

 

VIRTON : Hurbain ; Blaise, Bojovic, Grevisse, Lazitch ; Dupuis, Raboteur (84’, Maia), Yeye, Fostier (76’, Saintini) ; Molnar, Keita (69’, Emond).

 

BLEID : Sommer ; Ossete, N’Zita, Thiam, Negi ; Plautz, Brounou, Kirch, Abdelkadous ; Schoumaker, Koudaya (72’, Ousmane Sy).

 

Arbitre : M.Garcia.

 

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Le bulletin virtonais

 

Hurbain 6.Rarement mis a l’ouvrage. Il a ecarte sans trop de peine les deux seuls envois cadres des Panis.

Blaise 7. Tres a l’aise, il s’est permis quelques dribbles et a reussi une passe decisive. Pour le reste, son placement lui aura ete suffisant pour recuperer les balles perdues par l’equipe adverse.

Bojovic 7. Il a joue dans un fauteuil, reussissant quelques gestes techniques audacieux. Auteur d’un but.

Lazitch 6,5. Incisif dans les duels, dans ses jaillissements, il n’a jamais permis a Kirch de s’exprimer.

Grevisse 6,5. On n’a pas vu Brounou. Il n’a quasiment perdu aucun duel et a ameliore ses relances au fil des minutes.

Dupuis 7. Il a aspire un grand nombre de ballons dans l’entrejeu et assure les relais par un jeu simple et limpide.

Raboteur 6,5. Incisif, il a souvent declenche le pressing vers l’avant. Auteur du premier but.

Fostier 7. Transfigure. Des dribbles, des debordements, des centres, de la niaque dans les duels et un pied dans plusieurs actions dangereuses : il a livre une tres bonne premiere periode. A peut-etre voulu trop en faire par la suite.

Yéyé 6,5. Ses courses vers l’avant, ses appels en profondeur ont souvent permis a Virton de hausser le rythme.

Keita 6. S’il a parfois manque de subtilite dans ses gestes, il a beaucoup pese et ennuye la defense adverse par son pressing.

Molnar 7. Tres incisif au premier acte. Ses appels en profondeur ont souvent destabilise l’arriere-garde adverse. Et il enfin retrouve le chemin des filets.

D. J

 

Le bulletin de Bleid

 

Sommer 5,5. Il a reussi deux beaux arrets en debut de match, puis n’a pu eviter l’avalanche.

N’Zita 5. Le seul element de l’arrieregarde qui a reussi a surnager quelque peu.

Ossete 4. Accusant une surcharge ponderale manifeste, il a tire la langue durant la majorite de la partie, au point de ne pouvoir imposer son impressionnant gabarit dans les duels.

Thiam 3,5. Seul renfort aligne, souvent hors de position, il s’est fait depasser plusieurs fois sur son flanc.

Negi 3. Aligne comme arriere gauche, l’ancien Virtonais a souffert comme jamais. Incapable de s’opposer aux appels dans son dos.

Plautz 5,5. Quasiment le seul joueur de champ qui a fait bonne figure et joue avec clairvoyance. Une perte de balle grossiere toutefois, sur le second but.

Brounou 3. Perdu sur le cote gauche de l’entrejeu, il n’a negocie qu’un minimum de ballons et s’est fait manger par Grevisse dans les duels.

Kirch 3. Souvent contraint de defendre, il a ete etouffe dans chacune de ses reconversions offensives.Ni ses dribbles ni ses passes n’ont abouti.

Abdelkadous 4. Aligne comme meneur de jeu, il s’est contente de passes laterales quand il a pu heriter du ballon. Trop peu constant. Schoumaker 5. Il aura beaucoup couru, en pure perte. Son merite aura ete de ne jamais lever le pied dans des conditions tres ingrates, seul en pointe.

Koudaya 3. Regulierement battu dans les duels, maladroit et souvent mal place.

 D.J

 

 

 

10/12 en derbys

 

Philippe Emond, président de Virton, était ravi. «Pas seulement parce qu’on bat Bleid, explique-t-il. Mais aussi parce qu’on entame le second tour sur une bonne dynamique alors que la fin du premier nous avait laissé un goût amer. Montrer notre supériorité dans les derbys me fait plaisir aussi (NDLR : 10 sur 12 dans les matches contre Bertrix et Bleid) et offensivement, une dynamique est en train de se mettre en place. On arrivait à les mettre rapidement en difficulté et cinq buts avec cinq buteurs différents, c’est bon pour la confiance.»

 

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Charbonnier met déjà la pression

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Non sans humour, Lionel Charbonnier a évoqué les manquements de Bleid tout en révélant son impatience concernant les renforts.

 

Lionel Charbonnier en bord de touche, c’est tout un spectacle. Une pile électrique, dont les incessants commentaires, relayés par un micro d’ambiance, ont bien fait rire les occupants des business seats. Charbonnier en conférence de presse, ça vaut le détour également. Maniant l’humour aussi aisément qu’il captait les ballons lorsqu’il défendait les filets d’Auxerre ou des Rangers, le champion du monde 98 s’est montré beau perdant et n’a pas hésité à mettre le doigt sur les nombreuses lacunes de son équipe, tout en insistant (très fort) sur la nécessité de concrétiser des transferts. Ses dirigeants n’auront sans doute aucune peine à décrypter le message. Morceaux choisis.

Lionel Charbonnier, lucide, essaie de prendre la situation des panîs avec humour.

 

– Alors que Frank Defays signalait qu’il avait rarement vu autant de monde en conférence de presse : «Il faudrait donc que Virton joue plus souvent contre Bleid.»

– Tandis qu’on lui proposait une boisson: «Merci, c’est gentil, j’ai déjà assez de mal à avaler la pilule.»

– Concernant le 15e joueur inscrit sur la feuille, Cayan Drfirus : «Vous ne le connaissez pas ?Moi non plus. On est allé à l’église, on a fait le tour des bars et on en a trouvé un. Plus sérieusement, c’est un junior (NDLR : passé par les équipes d’âge de Virton) qui est venu compléter l’équipe.»

– À propos d’Ossete, qui a manifestement des kilos à perdre : «Lui, on l’a trouvé au resto. Sans rire, c’est vrai qu’il a dû poids à perdre. Il a été longtemps blessé. Mais il en a déjà perdu deux!»

– À propos de son équipe : «C’est quasiment une équipe B. Il arrive que des petites équipes réussissent un exploit, comme en coupe de France par exemple.Mais celles-là se composent d’éléments qui jouent depuis longtemps ensemble.»

 

Un de moins qu’à La Louvière

 

– Sur le score : «Le dernier match à l’extérieur, on en prend six (NDLR : à La Louvière) ; cette fois, un de moins .Revenez nous voir dans quatre ou cinq semaines.»

– À propos des renforts : «Vous avez vu comme moi où ils sont nécessaires. Il nous manque un attaquant, un joueur dans l’axe central, un gars sur chaque côté et encore un au milieu pour garder la balle. Où sont-ils ? Dans les avions peut-être. Je ne sais pas, j’attends. J’en entends parler, mais je ne vois rien venir. Et le temps presse. Les Tahitiens ? À Paris, paraît- il, mais ce qui m’importe, c’est de les voir à Bleid .Avec eux aujourd’hui, on n’aurait peut-être pris que 4 buts (rires). Sérieusement, je veux bien faire prendre la mayonnaise, mais si je n’ai ni l’huile ni les oeufs, c’est dur. Si on m’a fait venir pour descendre à l’échelon du dessous, on s’est trompé de personne. Mais mes dirigeants sont intelligents, ils ont dû se rendre compte de nos manquements.»

 

– Évoquant un «déficit technicotactique » de ses joueurs alors que, paradoxalement, la majorité de ceux-ci sont passés par des centres de formation : «Mais quels centres? En France, mais la France ne gagne plus rien depuis longtemps. Depuis 98, on s’est regardé le nombril. J’aimerais bien avoir quelques bons Belges. Et il doit y en avoir quand on voit les résultats de votre équipe nationale. Pour en revenir à ceux qui sont à Bleid, ils ne viennent pas d’Auxerre, Sochaux ou Rennes. Des jeunes de Strasbourg, je n’en ai pas vus qui perçaient ces dernières années. Et nos joueurs, eux, n’ont même pas réussi dans ces centres. Mais ils sont revanchards, ils ont envie de montrer quelque chose et c’est ce qui nous permet de garder espoir.» 

 

 

 

«On sait où il faut s’améliorer»

La voix enrouée, le visage grave, Grégory Sellier, président de Bleid, ne s’attendait sans doute pas à une première aussi pénible. «On n’est pas prêt. Techniquement, physiquement, Virton est un cran au-dessus.» Jérôme Certain, chargé de la communication pour le club, ajoute, lui, que «ce match n’a pas été inutile. On sait maintenant où il faut s’améliorer.» Sur le plan des renforts souhaités par Charbonnier, Sellier se veut rassurant : «Les deux Tahitiens ont bien atterri à Paris. Ils seront à Bleid en semaine. Deux autres joueurs s’entraînent déjà avec nous. On peut espérer que ces joueurs-là seront qualifiés pour le 4 février voire le week-end prochain. On discute aussi avec un jeune attaquant passé par la Ligue 1 et la Ligue 2, mais ce n’est pas signé. Pour Kamoun, on ne sait pas.On attend des nouvelles concernant son visa.»

 

 

 

Vestiaires

 

Consignes Zouhair Brounou (Bleid) : «Sans un seul match dans les jambes, on savai tque ce serait dur contre une équipe du top 3. On a bien travaillé tactiquement à l’entraînement, mais la plupart n’ont pas respecté les consignes.À commencer par moi. Sur le plan de l’endurance, on est bien, mais on n’a pas gagné de duels. À partir de là…»

«Beaucoup couru» David Schoumaker (Bleid) : «Je n’avais pas imaginé un tel scénario. On a beaucoup couru pour rien et on n’est pas au bout de nos peines.Il faut des renforts.»

«Pas de conclusions hâtives» Guy Blaise (Virton) : «On les a pris à la gorge et on a vite marqué.Bleid partait dans l’inconnu et on ne peut pas tirer de conclusions hâtives après ce match.Pour nous, je ne sais pas si c’est un déclic. Le succès à Bertrix avait déjà ramené un certain entrain ; on est dans la continuité. En matière de pressing,GaryRaboteur fait du bien. Il apporte une saine agressivité et en même temps permet à Simon Dupuis de jouer davantage en pare-chocs et de reconstruire avec plus d’aisance.»

Ennui Petar Bojovic (Virton) : «J’avoue que je me suis un peu ennuyé aujourd’hui. Je n’aime pas trop ce genre de match.»

Cohésion Mickaël Negi (Bleid) : «Un sale après-midi.On a mis une tactique en place, mais je pense qu’il est encore trop tôt pour que ça fonctionne. Il y a une volonté de jouer en bloc,mais la cohésion n’est pas suffisante. »

Pourvoyeur attitré Molnar a inscrit son deuxième but dans ce championnat. Pour le premier, à Verviers, il avait déjà bénéficié d’un assist de Blaise.

Premières Raboteur, qui marque en général un but par saison(l’an passé, c’était à Ternat),a donc atteint son objectif. Maïa, lui, a inscrit son premier but en championnat pour Virton. La saison passée, il avait marqué au tour final, contre Geel.

Koné Stéfan L’Hermitte, journaliste de «L‘équipe magazine» a assisté à la partie. L’objet de sa visite, un reportage sur Sofiane Koné, l’ancien Virtonais désormais en prison pour trafic de drogue. «On prépare une série sur les joueurs qui ont connu une trajectoire particulière, comme Tony Vairelles », a-t-il expliqué. L’article devrait paraître fin février (dans notre prochaine édition, vous lirez l’avis de ce journaliste concernant la rencontre).

Pilou et Pitou Deux anciens de l’Excelsior, Jean-Louis Pauls, dit Pilou, et Pierre Klein, surnommé Pitou, ont donné le coup d’envoi.

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[ La Meuse] Do Rosario “Nous n’avons pas peur de Virton”

Sébastien Do Rosario avait été le héros  du match la saison passée

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“Nous n’avons pas peur de Virton”

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Unique buteur la saison dernière du derby communal au Faubourg, Sébastien Do Rosario, ancien de la maison verte, est suspendu à l’heure de rendre visite au voisin virtonais.

 

Sébastien, pas trop déçu de louper ce match?

Cela m’embête déjà d’être suspendu tout court. Mais ce match est particulier pour moi qui ait joué à Virton. J’aurais préféré louper n’importe quel autre plutôt que celui-là.

D’autant plus que l’an dernier, vous aviez été le grand bonhomme de ce derby au Faubourg…

C’est vrai que ça s’était bien passé pour nous et pour moi en particulier puisque j’avais eu la chance de marquer l’unique but du match. Sur cette rencontre, nous avions été plus forts sur le plan physique et plus agressifs dans le bon sens du terme.

Les circonstances dans lesquelles vont se dérouler ce nouveau derby sont un peu similaires à l’an dernier, non?

En effet. La saison dernière, nous étions dos au mur et condamnés à réaliser l’exploit face au leader pour sortir de la zone rouge. Et, cette fois, Virton joue à nouveau les premiers rôles et nous, nous sommes proches des places à éviter.

Dans quel état d’esprit est-on à Bleid?

On ne se prend pas la tête même si on ne sait pas trop ce que ça va donner. On a seulement fait deux amicaux face à des petites équipes. On amis sept ou huit buts à Longuyon et on a battu Ethe sur le fil sur un terrain gelé. En tout cas, nous n’avons pas peur de Virton et on ne nourrit pas de complexe d’infériorité. On sait qu’on a les qualités pour lutter avec eux, il faudra le prouver sur le terrain.

Comment se passe la collaboration avec Lionel Charbonnier?

Très bien! On s’entraîne tous les jours une ou deux fois. On voit qu’il a été pro et qu’il connaît son métier. Actuellement, nous sommes en train de récupérer le retard accumulé sur le plan tactique.

C’est-à-dire?

Avant, nous n’avons pas trop bossé cet aspect. Ici, le coach prône le beau jeu. C’est par le football qu’on doit s’en sortir. Pas question de balancer n’importe où et courir n’importe comment.C’est là qu’on voit la différence entre un coach qui a évolué au plus haut niveau et celui qui a appris le boulot dans des bouquins. D’ailleurs, la différence s’était vue au match aller contre Virton (NDLR: 2-2). On avait peut être accroché le nul mais on s’en sortait bien. On a subi tout le match, tactiquement nous n’étions pas en place. En deux ou trois passes, Virton nous créait des problèmes.

Le seul bémol actuellement, c’est l’étroitesse du noyau, non?

C’est vrai que nous sommes 15-16 actuellement. Il ne faudrait pas de blessés ou de suspendus. On a déjà deux nouvelles recrues qui s’intègrent bien et on en attend encore d’autres. «

S.M.

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[L'Avenir] Le doyen de Virton nous parle du derby

«Pas assez de joueurs du coin »

 

 

 

Bernard Saintmard, Doyen de Virton, abonné à l’Excelsior depuis des années. Il se livre avant le derby.

 

Doyen Saintmard, vous êtes depuis des années un abonné de l’Excelsior Virton. Ce dimanche, vos favoris reçoivent le FC Bleid. Quels sentiments vous inspire ce derby ?

Des regrets d’abord. Je n’ai pas aimé tout ce qui s’est passé entre les deux clubs. L’union des forces aurait pourtant été une bonne chose, on aurait pu présenter un bon club en D2.Mais vous savez, quand trop d’intérêts particuliers sont en jeu, quand le fric s’en mêle, ça pourrit le climat. Mais c’est malheureusement un peu la règle générale dans le football et dans d’autres sports. Il suffit qu’un joueur se fasse remarquer pour qu’on le vende. Et après, c’est l’équipe qui rame.

Ça vous a énervé tous ces accrocs entre les deux clubs ?

Oui, c’était lassant à la fin. Il y avait trop de mauvaise foi dans ces histoires. Et certains auraient voulu que la commune fasse office de bonne poire. Bleid était un petit club bien tranquille avant qu’on y injecte de l’argent.

Vous parlez d’argent. Ça vous fait quoi d’entendre que des joueurs sont payés pour jouer au football au niveau provincial ?

Tant mieux pour eux, mais c’est dommage. Que voulez-vous dire de plus ?

C’est un tout autre Bleid qu’on s’apprête à découvrir. Que pensez vous de tous ces changements au sein du club ?

Je dois dire que ça me surprend. C’est un peu bizarre. J’entends dire que des joueurs sont dans l’avion, puis ils n’y sont plus. On ne sait trop quand ils arrivent. Et surtout, j’ai du mal à comprendre le réel intérêt des gens qui reprennent le club. J’ose espérer que ce n’est pas encore juste une affaire de sous. Fichu mercato !

Il y a aura peu de joueurs de la région sur la pelouse dimanche. Vous le regrettez ?

Oui et c’est même mon principal regret. Il n’y a pas assez de joueurs du coin. Ça enlève du piment au match. J’aime bien quand des clubs développent la formation des jeunes, mais il faut aussi donner à ceux-ci davantage d’occasions de jouer. On va un peu trop chercher des renforts à l’extérieur. Et quand vous regardez bien, souvent, on annonce des vedettes et une fois sur deux, on est loin du compte. Il y a trop de mouvements, de changements d’une saison à l’autre. Et ce qui m’énerve encore plus, c’est ce mercato. Tous ces gens qui quittent leur club en plein milieu de la saison. C’est ridicule. Mais bon, nous, les supporters, sommes assez bêtes pour continuer à aller au football (rires).

Virton est le favori de ce derby ?

Oui, mais sait-on jamais. Les deux transferts de Bleid sont peut-être d’excellents joueurs et Bleid n’a pas une mauvaise équipe.

Quant à celle de Virton ?

Je ne vais pas être original. Une sacrée défense, mais il y a ce problème d’efficacité offensive. Je peux comprendre que les spectateurs viennent en moins grand nombre. On a quand même vu des matches un peu tristes cette saison. Le dernier à la maison, contre Heppignies, c’était vraiment ennuyeux. Si je ne me trompe, ils marquent plus à l’extérieur qu’au stade Yvan Georges.

Faudra-t-il que Virton remonte en D2 pour qu’on retrouve les mêmes ambiances que par le passé ?

Jouer la tête en offrant plus de spectacle, ce serait déjà bien.

Un pronostic ?

Je dirai que Virton va l’empor ter 2-1, comme à Bertrix.

Daniel Jonette

 

 

Tribune F, place 444

 

Tribune F, place 444. Bernard Saintmard occupe invariablement le même siège depuis qu’a été érigée la nouvelle tribune latérale du stade Yvan Georges. Revenu à Virton en 97, après avoir officié à Marche, il n’a pas tardé à s’abonner chez les Verts. «Parce que j’ai toujours aimé le foot et qu’il faut bien soutenir le club de la ville, dit-il. Les autres clubs de la commune ? Je suis les résultats dans les journaux et j’ai dû aller une ou deux fois à Bleid. J’ai aussi marié Cognart et Detaille.» Originaire d’Harnoncourt, le doyen Saintmard n’a jamais joué dans un club, mais, petit, il accompagnait déjà son père, ancien facteur de Virton et supporter des Verts. «Mais c’est à Saint-Mard que j’ai suivi mes premiers matches», précise-t-il. Un dernier mot au sujet de ses joueurs favoris : «Blaise, Dupuis.Ceux qui sont de la région.Et j’aimais bien le petit Gustin, mais il ne joue plus. J’espère qu’il pourra revenir.»

 

Vite dit

 

Confirmation retardée

 

Ça se passait en octobre 2002, jour d’un match qui opposait Virton à Eupen pour le gain d’une tranche en D2 (devant près de 3 500 personnes). Jour de confirmation aussi. Monseigneur Léonard avait expliqué à l’assemblée que le doyen avait demandé que la cérémonie se déroule après 17 h afin qu’il puisse assister à la rencontre. Et l’évêque d’ajouter que, « vu le résultat du match, il aurait mieux fait de ne pas modifier l’heure de l’office. » Déclenchant ainsi les rires parmi l’assistance.

 

Les Pânis sans drapeau

 

Bleid, espérait attirer un maximum de supporters de son nouveau club pour ce derby. Il avait même imaginé une première opération- charme : un billet acheté et c’était un autre billet offert par le club. Les dirigeants panis comptaient aussi offrir des drapeaux à ceux qui auraient effectué le déplacement. «Mais on ne pouvait le faire que sur base de réservations , précise Grégory Sellier, et on n’a pas eu le retour escompté. » Le chairman des Panîs précisepar ailleurs que son club a recruté une vingtaine de nouveaux sponsors dont un – un magasin de sports de la région – qui ornera le nouveau maillot des coéquipiers de Lucas Plautz ce dimanche. «On a fait le tour des sponsors dont les panneaux ceinturaient le stade, ajoute-t-il, mais quasiment aucun n’était dispose à poursuivre avec nous.On en a donc trouvé d’autres et on espère encore conclure une dizaine d’accords. »

D. J.

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[L'Avenir] Schoumi, le dernier des mohicans.

Le dernier des Mohicans

 

Ex-Virtonais, David Schoumaker sera le seul Luxembourgeois au sein de l’équipe de Bleid dimanche, au stade Yvan Georges.

 

David Schoumaker, ce derby à Virton est-il spécial pour vous parce que vous êtes un ancien de la maison verte ou parce que vous êtes désormais l’unique Luxembourgeois du FC Bleid ?

D’abord parce que j’ai joué au stade Yvan Georges. Retourner là-bas me motive.

Seriez-vous revanchard ?

Non, pas du tout. Mais j’ai vécu mes meilleures années là-bas. Ils ne m’ont pas gardé, tant pis. La page est tournée. Je n’ai rien à prouver. Néanmoins, si on arrive à embêter cette équipe, ça me fera plaisir.

Pensez-vous que c’est possible avec un effectif aussi réduit ?

C’est vrai que c’est un peu juste en quantité, mais on s’est bien préparés. Tout le monde est en forme. Sur ce que j’ai vu lors des oppositions, nos deux renforts ont du potentiel. Si on demeure bien organisés, qu’on respecte les consignes, on peut signer un résultat.

Pour en revenir au fait que vous êtes le seul Luxembourgeois de l’équipe…

Au début, ça faisait bizarre, mais ça ne me pose aucun problème. D’autant que l’ambiance est très bonne. Lionel Charbonnier a ramené un excellent climat dans l’équipe.

Climat qui était moins favorable avant ?

Nous étions livrés à nous-mêmes. Quand c’est ainsi, qu’il n’y a plus d’autorité au-dessus, on a tendance à laisser tomber les bras, à en faire moins, à se montrer défaitiste. Ce n’est plus le cas.

Le nouvel entraîneur vous a séduit, semble-t-il.

Énormément. Tactiquement, sur le plan des contacts avec les joueurs, c’est ce que j’ai connu de mieux. Avant, j’aurais dit Sébastien Grandjean, mais c’est peut-être encore un cran au-dessus.

Quel style de jeu prône-t-il ?

Un football ordonné, pas brouillon. Je pense qu’il s’adaptera aussi aux adversaires, mais il n’est pas du genre à vouloir jouer à onze derrière.

Avec lui, vous pensez que vous avez des chances de jouer davantage qu’au premier tour ?

Plus de chances, je n’en sais rien. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on repart de zéro. Tout le monde est sur un pied d’égalité et il récompensera les plus méritants.

 Interview: Daniel Jonette

 

Vestiaires:

 

Bleid

 

Thiam et Ondobo qualifiés. Ondobo et Thiam, les deux premiers renforts de Bleid durant ce mercato, sont désormais qualifiés et pourront prendre part au derby contre Virton. Les deux joueurs tahitiens embarquaient, eux, ce mercredi et devraient donc arriver ce jeudi en Gaume. En revanche, le Tunisien Kamoun n’a pas encore réglé ses problèmes de visa. Rayon recrues encore, Charbonnier – qui vient de trouver un logement à St-Léger – est en contact avec un élément défensif, professionnel, qui a joué à Auxerre et en série C italienne, mais ne veut pas divulguer son nom. Laios, lui, peut se chercher un autre club.

 

Garcia ne viendra pas. Samuel Garcia, qui devait être l’adjoint de Charbonnier, ne viendra pas. «Les choses ont trop traîné, explique le T1. Sébastien Hamel fera office de T2 jusqu’en fin de saison. Pour la suite, j’ai déjà un nom, mais c’est un garçon encore sous contrat pour l’heure.»

1-0 contre Ethe (but de Schoumaker). Les Panîs se sont entraînés en salle hier matin. Mardi soir, sur un terrain gelé, ils ont battu Ethe 1-0. Ossete, longtemps blessé au 1er tour, est opérationnel.

Nouveau maillot. Les Panîs étrenneront leurs nouveaux équipements à l’occasion du derby

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